‘En finir avec l’élevage intensif’ : 200 personnalités co-signent une tribune

Pas moins de 200 personnalités en tout genre appellent à abandonner au plus vite le système de l’élevage intensif, contraire à l’intérêt général.

Rédigé par Paul Malo, le 6 Sep 2019, à 9 h 58 min

Acteurs, philosophes, citoyens engagés… Ils mettent leur célébrité au service de la lutte contre un « système ennemi de l’intérêt général« .

« L’élevage intensif : Un système ennemi de l’intérêt général »

« Nous ne voulons plus d’élevages intensifs non respectueux de l’environnement, fortement émetteurs de gaz à effet de serre, producteurs d’algues vertes et de pluies acides ». Les 200 personnalités qui ont co-signé une tribune dans les colonnes du Monde, interpellent les responsables politiques. « Nous ne voulons plus d’élevages intensifs destructeurs de la biodiversité, acteurs de la déforestation« , insistent-ils. Parmi eux figurent Isabelle Adjani, Stéphane Bern, Frédéric Lenoir, Michel Onfray, Amélie Nothomb et Véronique Sanson.

« Nous ne voulons plus de ce système, soutenu par l’argent public, ennemi de l’intérêt général, écrivent-ils. Un système qui impose des conditions de travail éprouvantes, aliénantes et risquées, où les agriculteurs se suicident davantage que dans toute autre catégorie socioprofessionnelle ».

Les signataires de cette tribune jugent que ce système d’élevage intensif «favorise l’antibiorésistance et l’émergence de nouveaux agents pathogènes».

élevage intensif

En finir avec l’élevage intensif, cet ennemi de l’intérêt général © Mark Agnor

[vidéo] L214 dénonce l’horrible scandale des vaches à hublots

3 mesures concrètes à prendre pour une « urgence totale »

« Élus, responsables politiques, serez-vous au rendez-vous ? » Pour mettre un terme à ce système mortifère, ces citoyens engagés proposent trois mesures concrètes : d’abord un « moratoire immédiat sur l’élevage intensif » afin de trouver un « plan concret de sortie » de l’élevage intensif, notamment via « un accompagnement des personnes, qui en dépendent aujourd’hui, vers des productions alternatives » Mais aussi une « végétalisation d’ampleur de l’alimentation en restauration collective publique ou privée ».

Pour eux, « l’urgence éthique, climatique, environnementale, sanitaire et sociale impose d’engager notre pays dans une transition agricole et alimentaire : nous devons nous diriger rapidement vers une consommation essentiellement végétale, durable, saine, respectueuse de l’environnement, des animaux et des humains ». Seront-ils entendus ?

Illustration bannière : Élevage intensif de bovins © Mark Brandon
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2 commentaires Donnez votre avis
  1. C’est tout simplement scandaleux !!!! quand on voit ça on comprend le pourquoi tous ces éleveurs, ces agriculteurs, etc. n’arrivent pas à tourner et qu’ils sont tous endettés jusqu’au cou !!!! les anciens agriculteurs et anciens éleveurs faisaient TOUS du bio et ils n’avaient pas besoin de toutes ces nouvelles lois pour ça, aujourd’hui ils ne veulent plus se rebrousser les manches et travailler avec leur simple force mais ils leurs faut des immenses machines, 2 ou 3 tracteurs, des étables ou il y a plus de ferraille que d’animaux, des installations super galactiques pour la traite des vaches et après ils se plaignent qu’ils n’arrivent pas à tourner, je suis vraiment MDRRRRRRRR…..

    • …que ça soit pour les vaches, pour les cochons, les poules, les lapins, etc. etc. c’est devenu une vraie saloperie et nos gouvts laissent faire pourvu qu’ils payent tous les taxes et les impôts, une société de m…..

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