Des champignons radioactifs cueillis en Rhône-Alpes

30 ans après Tchernobyl, une substance radioactive a été découverte dans des champignons cueillis en Rhône-Alpes.

Rédigé par Sybille de la Rocque, le 15 Nov 2016, à 10 h 40 min

Les champignons cueillis en région Rhône-Alpes gardent des traces des essais nucléaires menés par la France et de l’accident de Tchernobyl. Et le césium 137, découvert dans des champignons, pourrait être plus dangereux pour la santé que ne l’affirment les autorités.

Du césium 137 dans la quasi-totalité des champignons cueillis

30 ans après l’accident nucléaire de Tchernobyl, la terre de Rhône-Alpes semble encore porter les traces radioactives de cet événement. Une étude menée par la commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) vient en effet de révéler la présence de césium 137, une substance radioactive, dans des champignons cueillis dans la région.

Le phénomène ne serait pas isolé, puisque ces résultats sont issus d’une cueillette coordonnée par la CRIIRAD qui a analysé 38 échantillons cueillis par des bénévoles, dont des membres de la Fédération Rhône-Alpes pour la Nature et l’environnement (FRAPNA). Or, 36 de ces champignons ont montré des traces de radioactivité. « Ce radionucléide provient d’une part des retombées de Tchernobyl, et d’autre part des retombées des essais nucléaires militaires », estime la CRIIRAD dans son rapport.

Une radioactivité plus dangereuse que ne l’affirment les autorités ?

Deux des champignons testés dépassent les seuils de tolérance appliqués en Europe depuis l’accident nucléaire de Fukushima (100 becquerels par kg frais). Aucun, en revanche, ne dépasse ceux qui avaient été décidés après Tchernobyl, à savoir 600 becquerels par kg. Si les autorités estiment que les risques de développer une maladie à la suite d’une exposition à ces substances sont faibles, la CRIIRAD se montre plus sceptique.

« Selon les modèles officiels, le césium 137 se répartit de manière homogène dans les différents organes du corps humain, alors que les travaux du professeur Bandajevsky ont révélé des différences entre organes, le césium s’accumulant notamment dans le coeur et les reins », explique la CRIIRAD. « Le risque réel pourrait donc être plus élevé que celui estimé à partir des facteurs officiels ».

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3 commentaires Donnez votre avis
  1. Bonjour
    cueilleur, de champignon,je m’interroge….
    où, quel organisme,comment,et a qui faire la demande et disposer d’un appareil de mesure “de radioactivité” pour vérifier tester, nos champignons…
    gratuitement bien entendu….
    Cordialement
    J. Vdb

  2. trop tard je les ai déjà avales ! et pourtant je suis toujours la

  3. “Le risque réel pourrait donc être plus élevé”
    Le conditionnel permanent pour tout contester est insupportable.
    La “probable éventualité d’un risque potentiel” est la mort assurée de tout progrès dans quelque domaine que ce soit.
    Il faut en finir et être affirmatif ou se taire.
    Le risque est-il ou n’est-il pas?

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