Delhi : des canons à eau pour lutter contre la pollution

Les fortes pollutions et les taux élevés de particules fines présentes dans l’air de la capitale indienne New Delhi, représentent un danger sanitaire de grande ampleur. Pour lutter contre ce phénomène, les autorités ont trouvé un moyen étonnant…

Rédigé par Maylis Choné, le 21 Dec 2017, à 11 h 10 min

La pollution en Inde, et particulièrement dans sa capitale Delhi, n’est pas une nouveauté. Ce qui l’est plus, ce sont les stratagèmes trouvés par le gouvernement pour lutter contre ses effets néfastes.

Un canon à eau anti-smog, est-ce une bonne solution ?

Difficile de juger l’intention certainement louable des dirigeants, qui ne savent plus trop que faire pour lutter contre la pollution qui envahit la ville de manière dramatique. On connaît pourtant bien les sources de cette pollution : poussière produite par les chantiers, émissions de gaz d’échappement de millions de voitures, transports en commun limités, feux de récoltes aux environs de la ville… Ajoutez à cela l’absence de vent, et le cocktail est détonnant.

Dernière innovation des autorités pour lutter conte ce fléau, le canon à eau anti-smog. Cette machine, qui ressemble à un gros sèche-cheveux, transportable sur une remorque de voiture, projette des gouttelettes d’eau à environ 100 mètres du sol, dans le but de plaquer au sol la poussière, les particules polluantes et d’ainsi purifier l’air.

Des essais ont récemment été suivis près de la gare d’Anand Vihar, en présence du ministre de l’Environnement de Delhi. « Ce n’est clairement pas une solution », estime Sunil Dahiya de Greenpeace. « Vous pouvez l’utiliser occasionnellement à des endroits sensibles, mais la solution à la pollution est de la contrôler à la source, plutôt que de répandre de l’eau dessus ».

La pollution, fléau des grandes villes indiennes

Les pics de pollution sont récurrents en Inde, et ce, particulièrement dans les immenses mégalopoles comme New Delhi. Forte de ses 20 millions d’habitants, la ville se réveille régulièrement avec un véritable toit gris de fumées, de poussière, de brouillard et de pollution au-dessus de la tête. Le dernier épisode mémorable remonte au mois de novembre. Certains habitants (les enfants et les personnes fragiles) ont d’ailleurs été invités à rester chez eux.

Les écoles ont été fermées plusieurs jours, le temps de voir le taux élevé de particules fines dans l’air s’abaisser.

Combien faudrait-il d’appareils de ce genre pour plaquer toute la pollution des villes indiennes au sol ? Sachant que cet énorme brumisateur projette 100 litres d’eau par minute et coûte 2 millions de roupies (soit 26.400 euros) pièce, la solution semble fantasque, tout comme celle d’envoyer des hélicoptères répandre de l’eau sur le brouillard polluant. Les autorités indiennes doivent vraiment chercher des solutions d’un autre acabit pour protéger la population.

Illustration bannière : Pollution de l’air à Delhi © Nicolo’ Zangirolami – Shutterstock

 

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