Dentifrice, déodorant… enfin débarassés des microplastiques ?

Rédigé par Alan, le 3 Apr 2015, à 11 h 57 min

Comment éviter les microplastiques

Les microbilles plastiques sont de moins en moins utilisées dans la composition des produits cosmétiques et remplacées par des alternatives naturelles biodégradables, mais elles n’ont donc pas encore disparu, vous l’avez compris ! Voici donc cinq conseils pour éviter le plus possible les microplastiques.

1. Apprenez à lire (les étiquettes) ! Vérifiez la composition des produits choisis, et évitez-les s’ils comportent la mention « microbilles », bien sûr, mais aussi « polyéthylène » ou « PE ».

2. Téléchargez l’appli ! L’association néerlandaise Beat the Microbead a conçu une appli smartphone qui vous informe sur les produits en contenant. Grâce à elle, vous scannez les codes-barres des produits qui vous intéressent et vous pouvez ajouter de nouveaux produits à la liste rouge. L’appli est disponible en français.

3. Préférez les alternatives naturelles ! Toutes aussi efficaces : noyaux d’abricot, coques de noix de cacao, peintures naturelles…

4. Fabriquez vos propres cosmétiques ! C’est amusant, moins cher, et nous avons plein de recettes à consoGlobe, par exemple pour votre gommage naturel ou votre dentifrice.

5. Evitez le plastique en général ! Seulement 20 % du plastique est recyclé en France, hors une grande partie se dégrade en microparticules et se retrouve également dans l’environnement.

 

Retour à l’envoyeur : les microbilles de plastique se retrouvent dans nos assiettes

Les microplastiques, devenus une part de la chaîne alimentaire des petites créatures marines, se retrouvent naturellement dans la chaîne alimentaire et deviennent une part de notre alimentation. Le bilan de la dernière expédition scientifique de Tara était de ce point de vue alarmant : après 200 prélèvements en Méditerranée et 15 000 kms parcourus en 7 mois,  la Méditerranée concentre 5 kilos de plastiques au kilomètre carré, pour seulement 1 kilogramme de plancton. Ces plastiques mettront 450 ans à disparaitre…

Des conséquences directes pour la santé

« Déplacée parfois à des milliers de kilomètres de son lieu de rejet au gré des courants, la bille de plastique peut ainsi jouer le rôle de vecteur de microbes d’un bout à l’autre de la planète, avec le risque de déséquilibrer des milieux naturels en introduisant un agent pathogène pour la faune ou la flore locale », explique François Galgani, chercheur à l’Ifremer, au Figaro.

Impacts immédiats sur certains organismes marins, et donc pour notre santé

Après ingestion par les espèces animales marines, les plastiques se dégradent en dégageant des substances toxiques, avec des effets encore peu documentés mais suspectés, notamment sur la fertilité de ces espèces.

Outre ces microbilles, les cosmétiques aux nanoparticules se multiplient. Invisibles à l’oeil nu, les nanoparticules sont néanmoins bien réelles et auraient un impact immédiat sur la santé des animaux marins.

Ainsi l’Université de Wageningen aux Pays-Bas a étudié le comportement des moules en présence de nanoparticules. Le résultat de leur étude a été publié en 2012 et montre que l’appétit des moules est moins important. D’autres recherches sont en cours car comme le souligne le professeur Koelmans, les conséquences varient d’un organisme à l’autre et la qualité de l’eau joue un rôle important. L’étude a en tout cas confirmé que dans l’estomac des poissons se trouve 12 % de débris en moyenne, dont la moitié de plastique.

VIDÉO : la Plastic Soup Foundation et la North Sea Foundation ont mis en ligne cett vidéo pour sensibiliser le public à la question des microbilles de plastique.

Sources : Plasticsoupfoundation, Guardian, Environmental Toxicology and Chemistry | Illustrations : © CC Daita Saru, NOAA Marine Debris Program, MarieEly.

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Ayant parmi ses passions la musique, la photographie, et les différentes cultures du monde, Alan est journaliste, webmestre et photographe, principalement...

10 commentaires Donnez votre avis
  1. je sais le niveau de pollution mais ce qui est encore plus grave est qu’elles participent activement à l’acidité de plus en plus accrue de nos océans avec tous les phénomènes écologiques envisagés.
    Nous n’avons dans notre société de consommation actuelle que la possibilité de les éliminer.
    Nous possédons effectivement des robots pour ce faire mais à l’approche des failles celles ci sont inopérantes…
    Une solution s’offre à nous par l’introduction de l’algue Chlorella vulgaris (voir ses propriétés environnementales)mais nous redoutons vu son fort pouvoir de reproduction une prolifération de celle ci qui pourrait par la suite modifier les chaines alimentaires dans les océans.

    Un autre problème s’est greffé: l’élimination de ces dernières en zone continentale.

    le coût de cette élimination doit il engendré une écotaxe supplémentaire dans le système financier international puisque cette dépollution ne peut se faire en grande partie que par les entreprises du privé?
    Ne faut il pas sans alarmer à outrance faire prendre conscience à l’opinion publique du danger que cette pollution engendre au niveau sanitaire?
    le problème de cette dépollution est majeur à l’approche des failles sismiques océanes mais reste entier quant au risque de prolifération de cette algue…

  2. il faut obliger les fabricants à compléter les étiquettes, marquer tout ce qui est nocif pour la santé et la planète
    Mais voilà tout est question de gros sous

  3. visiblement, ça ne concerne pas que les gommages mais aussi les gels douches, shampooings, dentifrices, etc.
    J’achète des produits labellisés Nature & Progrès, ou Cosmebio, etc. : est-ce que ça suffit ?? on voit souvent écrit « sans pétrochimie », mais sont-ils obligés de le marqué si c’est des nano-particules ?
    Ecrire aux fabriquants pour leur demander si leur produit en contient me semble autrement une bonne solution en cas de doute. Et appuyer une législation qui impose aux fabriquant d’indiquer les nanoparticules ajoutées à leurs produits…

  4. pareil pour ma femme, elle utilise le marc de café. sinon, pour 11 euros le sac de 35 kilo de chez sibelco, vous avez du corindon, c’est un produit abrasif issue des résidus de combustion , c’est complètement neutre et c’est utilisé pour le sablage des pièces mécaniques.

    les vrais écolos sont les politiciens actuellement montrés du doigt comme étant des fachos et des nationalistes !!!!

    seules les productions locales, régionales et nationales sont respectueuses de l’environnement….

    consommons sain, consommons français, défendons nos entreprises de taille humaine face aux multinationales qui alimentent les comptes suisses de nos politiques verreux !!!!

    votons français !!!!

  5. Eh oui, pour ceux qui ne le savent pas encore, nous vivons au sein d’un circuit fermé.
    Ceci dit, cela n’empêche pas ceux qui le savent pertinemment, les chercheurs et les scientifiques engagés par les labos des multinationales de faire pleins de conneries voire de se suicider… (à long terme bien sûr !)
    Comme quoi la connerie n’est pas toujours l’apanage de ceux auxquels on penserait en premier lieu ! On le sait d’ailleurs depuis longtemps : « la BETISE est humaine »…malheureusement pour nous !
    Les moins « cons » n’achèteront pas ces produits (c’est le seul pouvoir qu’il nous reste).

  6. Personnellement je n’utilise pas de produit de gommage, je regarde toujours la composition des produits. Par contre quand je veux des produits de beauté j’achète plutôt dans les magasins diététiques. Il faut que le gouvernement ouvre les yeux avant qu’il ne soit trop tard.

  7. Cosmétiques : peut-on éviter les micro-plastiques dans les océans ?
    Peut-être tout simplement en élaborant des produits sans chimie de synthèse.

  8. Perso je n’ai jamais utilisé de produit de gommage, et je ne m’en porte pas plus mal. Mais on peut utiliser un gant de crin, et les particules de la peau humaine, biodégradables, sont une bonne nourriture pour les micro organismes

  9. pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour pousser un coup de gueule??
    pourquoi ne pas l’interdit,on produit des dechets qui polluent,qui tuent,qui asphixient nos mers,et on laisse faire
    certaines marques,n’utilisent absolument pas de billes polystene,ni autre chose
    refuser quand apparait des boites avec les billes

  10. Abandonner ad vitam eternam la bouteille plastique jetable, adopter une gourde en inox et opter pour le marc de café pour les gommages de peau ! C simplissime et en plus économique!

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