La contraception pour moustiques, une nouvelle méthode de lutte contre les maladies ?

Des chercheurs ont mis au point une contraception pour les moustiques. Elle pourrait permettre de limiter leur nombre et donc d’éviter la transmission de maladies mortelles comme la malaria.

Rédigé par MEWJ79, le 11 Jan 2019, à 9 h 55 min

Une étude scientifique a permis de découvrir la protéine nécessaire à l’éclosion des oeufs de moustiques et de la bloquer. Les chercheurs espèrent ainsi diminuer le nombre total de ces insectes afin de lutter contre les maladies qu’ils transmettent.

Une contraception pour moustiques afin de limiter leur nombre

Et si des scientifiques américains avaient enfin trouvé une solution pour diminuer le nombre de moustiques ? Lors de leurs recherches, publiées dans la revue PLOS biology, ils sont parvenus à identifier une protéine essentielle à l’éclosion des oeufs (1). Une fois cette protéine bloquée, les moustiques pondent une coquille défectueuse, avec un embryon mort. Il s’agit de la protéine EOF1 qui intervient  pour former la coquille des oeufs et assurer le développement embryonnaire des moustiques.

Une contraception qui agit donc telle que la pilule utilisée chez la femme. Les scientifiques tiennent à rappeler que leur but final n’est évidemment pas d’éradiquer l’espèce, mais bien de diminuer le nombre de moustiques puisque ces derniers sont vecteurs de maladies mortelles comme la malaria, Zika ou encore la fièvre jaune.

Malaria, zika, fièvre jaune, les moustiques sont les vecteurs de nombreuses maladies.©Maridav

216 millions de personnes sont mortes de la malaria en 2016

Pour rappel, selon les chiffres de l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS), en 2016, 216 millions de personnes sont mortes de la malaria, dont 445.000 enfants, en Afrique subsaharienne.

Cette découverte permettrait donc de limiter le risque de propagation des virus, notamment dans les zones à risques, en limitant le nombre total de moustiques. Notamment grâce à des insecticides ciblant les protéines ou en ayant recours à la méthode CRISPR. Si ce traitement innovant est sans danger pour les insectes, il est également inoffensif pour tous les autres animaux.

Illustration bannière : moustique sur une peau humaine – © frank60
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Journaliste, je fais le grand écart entre football et littérature jeunesse.

1 commentaire Donnez votre avis
  1. Permettez moi de souligner que la mort suite à l’infection de la malaria ne se trouve plus que là ou se trouve une mal nutrition chronique (qui engendre l’affaiblissement des défenses immunitaires)et que l’absence de larves de moustique dans les plans d’eau et les rivières vont engendrer la mort de toute la bio diversité de la région et donc probablement plus de mort humaine que la maladie elle-même.La solution est d’arrêter appauvrir ses pays en leur volant leurs ressources(richesse des sols) et de leur permettre de vivre décemment. Arrêtons de jouer avec la nature rien de bon n’en sort jamais. Zabelle

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