Comment réduire l’empreinte carbone des animaux de compagnie ?

La production d’aliments secs pour nos compagnons à quatre pattes génère une empreinte environnementale alarmante, équivalente à celle d’un pays entier. Cette situation met en lumière la nécessité urgente de repenser l’alimentation de nos animaux pour un avenir plus durable.

Rédigé par Anton Kunin, le 25 Dec 2023, à 10 h 00 min
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Face à ce défi environnemental, des alternatives alimentaires émergent pour réduire l’impact de nos compagnons. L’industrie s’oriente vers des sources de protéines moins polluantes et explore des options innovantes comme les aliments à base d’insectes et de plantes.

La fabrication de croquettes nécessite de vastes terres agricoles

Nos animaux de compagnie, avec leurs besoins en nourriture et accessoires, contribuent significativement à l’empreinte carbone globale. La production d’aliments secs pour animaux de compagnie a atteint environ 35 millions de tonnes en 2022, avec une empreinte environnementale considérable. En effet, l’étendue des terres nécessaire à cette production est comparable à deux fois la superficie du Royaume-Uni ou aux émissions totales de pays comme le Mozambique ou les Philippines. Aux États-Unis, la consommation de viande par les chiens et les chats génère à elle seule 64 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an, équivalent aux émissions de 12,5 millions de voitures.

Face à ce défi, des solutions émergent pour réduire l’impact environnemental des animaux de compagnie. La nourriture, principale source d’émissions, est au coeur des changements à opérer. Se tourner vers des sources de protéines moins polluantes que le boeuf, comme le porc, la volaille ou le poisson, est une première étape.

Pensez aux croquettes à base d’insectes !

Les aliments à base d’insectes représentent une option innovante. Tout d’abord parce que leur élevage ne nécessite pas une alimentation spéciale car les insectes peuvent très bien se nourrir de nos déchets alimentaires. Deuxièmement parce qu’à la différence des bovins, les insectes nécessitent des espaces très réduits. Les élevages d’insectes peuvent se créer en hauteur, sur de multiples étages. Tout cela fait que leur empreinte environnementale est très réduite.

La gestion des déjections animales est également source d’émissions de gaz à effet de serre, dans la mesure où la grande majorité des propriétaires de chiens utilisent des sacs en plastique. Et ce, deux fois par jour. Si, en la matière, il n’existe pas de solution miracle, l’utilisation de sacs fabriqués à partir de plastique recyclé constitue au moins un pas vers la réduction de l’empreinte carbone de ce geste. Pour les chats, remplacer les litières en argile et en silice, néfastes pour l’environnement, par des alternatives à base de maïs, de blé ou de flocons de bois constitue une solution écologique et efficace.

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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

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