Chevaux et équidés – Les agressions cruelles et violentes se poursuivent

Au cours de l’été, des chevaux mais aussi des poneys, un âne, et tout récemment un veau, ont été affreusement mutilés et certains ont été retrouvés morts.

Rédigé par Stéphanie Haerts, le 29 Aug 2020, à 10 h 17 min

Les actes de cruauté envers les équidés se multiplient ces derniers mois. La gendarmerie redouble d’efforts et a diffusé un portrait-robot pour retrouver qui se cache derrière ces violences atroces.

Des agressions d’une cruauté effroyable envers les équidés

Depuis le début du mois d’août, de nombreux cas de mutilations et de décès de chevaux, poneys, et ânes sont rapportés. Une situation inquiétante, d’autant plus que ces cas se multiplient dans toute la France depuis un an et demi. De nombreuses questions restent en suspens. À savoir, qui se trouve derrière ces actes ? Est-ce une même personne ou encore y a-t-il un trafic d’organes d’animaux ? Pour le moment, ces questions restent sans réponse.

Les actes sauvagement perpétrés sur les juments, chevaux, ânes et poneys sont particulièrement violents : nez tranché, coeur poignardé, organe sexuel sectionné… L’oreille droite de l’animal est souvent coupée. Des mutilations violentes qui en disent long sur l’esprit malveillant des auteurs.

Des propriétaires dans le désarroi

Que ce soit en pleine nuit ou même en journée, les propriétaires qui découvrent leur animal sont dans le désarroi total. Près d’une vingtaine de cas déjà ont été recensés par l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclasep) et environ quinze départements sont touchés.

La Fédération française d’équitation, qui s’est constituée partie civile aux côtés des propriétaires concernés, invite les autres propriétaires de chevaux à être plus attentifs que d’habitude. La gendarmerie, qui a ouvert plus d’une dizaine d’enquêtes à la suite de dépôts de plainte, a dressé quelques recommandations à l’intention des propriétaires.

Un portrait robot diffusé

Même s’il n’y a pas de date de départ précise de ces événements, les premières plaintes datent de 2018. Toutefois, cette série s’est accélérée cet été. L’enquête a été confiée aux gendarmes, soutenus par l’Oclaesp, et ces derniers sont actuellement sur des pistes.

Les tueurs ont l’habitude de procéder par série. Mais les gendarmes ne savent pas encore si ces attaques ont un lien entre elles ou sont isolées. Le président d’un refuge pour animaux situé dans l’Yonne a aperçu deux hommes dans sa propriété agressant deux poneys. À partir de ses informations, la gendarmerie a pu réaliser et diffuser un portrait robot

[ PORTRAIT ROBOT DANS CADRE AFFAIRE SÉVICES GRAVES OU ACTE DE CRUAUTÉ ENVERS DES ÉQUIDÉS ]

Dans la soirée du 24 août…

Publiée par Gendarmerie de l’Yonne sur Jeudi 27 août 2020

Certains éleveurs pensent que les tueurs seraient des professionnels ou du moins des personnes qui connaissent les comportements des équidés. En effet, Lydie Cerisier qui a perdu son poney dans une écurie de la Somme en mai dernier indique : « Il faut savoir passer les clôtures, prendre un cheval du troupeau sans créer la panique, sans faire de bruit, savoir l’immobiliser ».

De plus, pour les enquêteurs du SCRT, la découpe précise laisse penser que le tueur veut préserver la partie découpée tel un « trophée ». Un indice qui interroge sur la volonté des auteurs de ces crimes. Pourraient-ils être reliés à une forme de rituel satanique ? Ou encore est-ce un macabre challenge lancé sur Internet ?

En attendant, les propriétaires des animaux s’organisent pour protéger leurs chevaux. Ils investissent dans des caméras de surveillance et la surveillance de la gendarmerie autour des écuries a également été renforcée.

Illustration bannière : Pourquoi s’en prendre aux chevaux ? © Sari ONeal
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. Ayant trois chevaux au pré, je suis aussi concernée.
    J’essaie de ne pas trop y penser car, de toute manière, je suis dans l’impossibilité de les surveiller 24h/24. Je n’ai pas de structure pour les amener à mon domicile.
    Croisons les doigts pour que cette horreur s’arrête.

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