La chasse aux oies sauvages suspendue sans délai par le Conseil d’État

Pour la douzième fois, les associations de défense des animaux et de la nature ont obtenu que la chasse aux oies sauvages soit close au 31 Janvier, et ce malgré les efforts du lobby des chasseurs.

Rédigé par Paul Malo, le 8 Feb 2019, à 11 h 40 min

Les associations de protection des animaux ont enfin obtenu gain de cause : le Conseil d’État a suspendu, avec effet immédiat, l’arrêté autorisant la chasse aux oies sauvages pendant le mois de février.

Oies sauvages : une chasse qui doit être close au 31 Janvier

Saisi par France Nature Environnement, Humanité et Biodiversité et la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), le Conseil d’État vient de suspendre l’arrêté du ministère de la Transition écologique et solidaire prolongeant la chasse des oies jusqu’au 28 février 2019.

L’arrêté du gouvernement prolongeait la chasse aux oies cendrées jusqu’au 28 février © Red Squirrel

« Loin de l’écologie, dont ils se disent pourtant les défenseurs, les chasseurs avaient encore une fois fait pression sur le gouvernement et les parlementaires pour obtenir une prolongation de la chasse en invoquant des motifs erronés et sans fondement, souligne France Nature Environnement dans un communiqué(1). Comme il le fait systématiquement depuis vingt ans, le Conseil d’État a réaffirmé que la chasse des oiseaux d’eau doit impérativement fermer au plus tard le 31 janvier. »

La chasse aux oies sauvages interdite pour la douzième fois !

En effet, un arrêté publié le 31 janvier 2019 au Journal Officiel et entré en vigueur dès le lendemain, permettait aux chasseurs de tuer 4.000 oies au mois de février dans tout l’Hexagone, sauf en Alsace.

Cet arrêté autorisait la prolongation de la chasse aux oies rieuses et des moissons du 1er au 10 février 2019, et des oies cendrées du 1er au 28 février « Et le Conseil d’État a encore une fois rappelé que la date de fermeture de la chasse aux oies est bien le 31 janvier. La LPO a pour la douzième fois fait condamner l’État, décidément obstiné sur ce sujet, souligne l’association(2). Et d’ajouter : « Oui, nous avons gagné cette fois-ci, mais cette situation ne doit plus se reproduire » !

Le Conseil d’État a rejeté les arguments des chasseurs © Petr Kovalenkov

Le principal argument de cet arrêté, les dégâts occasionnés sur les cultures par ces volatiles, a été rejeté par le Conseil d’État, qui avait commencé par suspendre l’arrêté avant de l’annuler.

Par ailleurs, l’État devra verser 500 euros à France Nature Environnement et à Humanité et Biodiversité qui se sont opposés à l’arrêté, la LPO et One Voice obtenant chacune mille euros. Bien évidemment, la Fédération Nationale des Chasseurs juge cette  décision « choquante » et « incompréhensible ». « L’espèce se porte tellement bien, qu’elle occasionne de nombreux dégâts agricoles en Hollande et dans les pays scandinaves », estime la FNC qui y voit une raison valable de les chasser en France.

Illustration bannière : Oie en plein vol – © Ian Duffield
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3 commentaires Donnez votre avis
  1. La LPO peut elle nous expliquer comment les destructeurs hollandais font ils pour différencier les oies cendrées migratrices des oies cendrées « sédentaires » quand ceux ci les massacrent en février, mars, avril mai et juin?

  2. En complément, je réclame que pas un centime de l’argent de nos permis de chasse n’aille à l’agence française pour la « biodiversité », les ONGs paieront avec leur corruption (« études d’impact » rémunérées) dans les dossiers de l’éolien industriel

  3. Si j’ai bien compris, FNE, la ligue très sélective de protection des oiseaux et humanité et biodiversité sont pour la destruction par gazage ou bastonnade aux Pays Bas… sans oublier la chasse commerciale des mêmes espèces 365 jours par an. Qui ne dit mot consent

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