Brésil : les singes décimés par la fièvre jaune

Une importante épidémie de fièvre jaune se répand au Brésil. Les gens accourent de partout pour se faire vacciner. Mais pendant ce temps dans la forêt, les singes meurent par milliers.

Rédigé par Maylis Choné, le 2 Mar 2017, à 10 h 05 min

Au Brésil, la forêt Santa Lucia dans l’État d’Espirito Santo est le théâtre d’une épidémie de fièvre jaune sans précédent. Les singes en sont les premières victimes.

Des milliers de singes victimes de la fièvre jaune

C’est le deuxième désastre qui touche la région. En novembre 2015, une catastrophe minière avait provoqué des torrents de boue et des détournements de rivières. Aujourd’hui dans la même forêt, la fièvre jaune touche des milliers de singes. Les torrents de 2015 ont peut-être contribué à la prolifération des moustiques tigre, importés d’Afrique et responsables de la transmission de la fièvre jaune.

Les singes tombent des arbres. Morts ou agonisants. Plus de 600 carcasses ont ainsi été retrouvées par les patrouilles qui tentent de mesurer l’étendue de la maladie sur les espèces de primates présentes de la forêt. Ce chiffre ne représenterait que 10 % à 20 % des primates touchés : les autres restent bloqués dans les arbres.

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L’équilibre naturel de la forêt brusquement modifié

Les biologistes expliquent que la déforestation et l’inondation de 2015 sont à l’origine de cette propagation. « Avec le stress de la catastrophe, le manque d’aliments, ils sont plus vulnérables aux maladies. C’est une des raisons possibles, mais c’est aussi une conjonction de facteurs. La déforestation oblige aussi les animaux à migrer, et cela augmente les risques de transmission », explique la biologiste Marcia Chame au journal Estadao.  De plus, les hommes, qui croient parfois que les singes sont responsables de l’épidémie, n’hésitent pas à les tuer  !

Il n’existe pas de vaccins pour les primates. Le risque, si cette épidémie dure, est de voir des espèces entières disparaître. Les plus touchés sont pour l’instant les singes hurleurs. Viennent ensuite les capucins, les ouistitis à tête blanche et les titis. Seuls les grands singes muriquis semblent résister un peu mieux à cette catastrophe.

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1 commentaire Donnez votre avis
  1. Avant de passer a la phase 1, on teste forcément sur les singe. Ce qui fonctionne sur l’homme est forcément passer par un singe. Alors on peut les vacciners sans problème. Le gros problème pour ces singes, c’est qu’ils on due fuire un locus de la foret ou poussait certaines éssences de plantes. En guyane par exemple, sur milles arbres on peut compter neuf cents espèces. Ce qui la rend très peut exploitable pour son bois, mais si ses singes qui était sédantaire son chasser, ils tomberont sur de nouvelles espèces d’arbres totalement inconnue. Il devrons tout tester au hazard.

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