Biodiversité en Île-de-France : oiseaux et papillons en déclin

Natureparif, l’Agence pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, dresse un nouveau bilan de l’état de santé de la biodiversité en Île-de-France, trois ans après la parution des derniers indicateurs régionaux. Les analyses ont porté sur 3 grands groupes d’espèces (les oiseaux, les papillons et les plantes) et s’appuient sur des données récoltées par près de 200 observateurs volontaires de 2002 à 2014.

Rédigé par Lucia García Botana, le 14 May 2016, à 16 h 00 min

La biodiversité en milieu forestier

La biodiversité en oiseaux, plantes et papillons des milieux forestiers semble épargnée en comparaison aux milieux urbains et agricoles. D’une part, la biodiversité présente dans ce milieu est relativement élevée. D’autre part, la forêt conserve ses espèces spécialistes, c’est-à-dire les espèces les plus vulnérables aux menaces actuelles qui pèsent sur ce milieu en Île-de-France.

Le milieu forestier couvre 23 % du territoire et les forêts de production sont composées de feuillus à 94 %. Elles abritent une biodiversité importante et moins touchée que les milieux précédents. Les richesses en espèces de plantes et d’oiseaux sont supérieures aux moyennes régionales avec respectivement 10 et 14 espèces observées en moyenne par relevé.

La richesse en papillons est légèrement inférieure à la moyenne régionale avec 7 espèces observées, une tendance stable alors que l’abondance des plantes semble augmente (+12 %). Seuls les oiseaux sont en déclin dans les milieux forestiers franciliens, avec une baisse de leurs effectifs de 17 % en 11 ans.

La préservation de ces espèces est la conséquence des politiques visant à conserver de grands massifs forestiers dans la région, notamment via les Espaces Boisés Classés (EBC). Depuis 2013, la mise en place d’une trame forestière sur tout le territoire francilien devra renforcer cet acquis pour répondre à de nouveaux enjeux de conservation notamment en lien avec les effets du changement climatique et de la fragmentation croissante des espaces boisés.

La biodiversité dans les forêts de l'Île-de-France

Sciences participatives : s’engager pour protéger la biodiversité

Ces travaux ont mis en évidence l’existence d’une biodiversité importante en Île-de-France mais font également le constat d’un déclin particulièrement marqué de cette biodiversité sur une période récente. Toutes les espèces ne sont cependant pas affectées de la même manière :

  • Les oiseaux déclinent d’une façon générale dans tous les milieux étudiés, alors que le déclin des papillons et des plantes s’observe surtout dans les milieux cultivés.
  • Les espèces capables d’évoluer dans des environnements variés, dites généralistes, sont les moins affectées par cette diminution, en comparaison aux espèces spécialistes dont les populations s’effondrent rapidement.

Pour aider à préserver la biodiversité et à freiner le phénomène de disparition des espèces, Virgie-Nature fait appel à l’engagement citoyen, à travers ce que l’on appelle les sciences participatives.

En participant aux observations, on pourra se rendre compte de la richesse de la nature, et prendre conscience des risques qu’implique l’activité humaine. Les observations citoyennes ont un rôle majeur pour aider chercheurs et scientifiques à suivre l’état de la biodiversité et à assurer sa protection. Les données recueillies servent aussi à évaluer le bénéfice des politiques mises en oeuvre, afin de les corriger pour les rendre plus effectives.

Références :
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J'ai grandi dans la région rurale de Galicia, en Espagne, où les montagnes et les forêts rencontrent l'océan Atlantique. Ma conscience envers la protection...

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