60 % des animaux sauvages ont disparu en 44 ans

Entre 1970 et 2014, les populations de vertébrés ont chuté de 60% au niveau mondial et de 89% dans les tropiques, l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale, souligne le WWF.

Rédigé par Paul Malo, le 30 Oct 2018, à 9 h 10 min

Nous vivons la sixième extinction de masse, tel est le constat sans appel de la nouvelle livraison du rapport Planète Vivante 2018 de l’organisation non gouvernementale internationale World Wide Fund for Nature, le Fonds mondial pour la nature (WWF).

89 % des espèces ont  disparu dans les Tropiques

En 44 ans, c’est-à-dire moins que l’espace d’une vie humaine, nous avons perdu 60 % des populations d’animaux sauvages sur Terre. Jamais les espèces n’ont décliné à un rythme si rapide, aujourd’hui cent à mille fois supérieur à celui calculé au cours des temps géologiques. C’est le constat atterrant dressé par le WWF dans l’édition 2018 du rapport Planète Vivante.

orang outang

L’orang-outang, l’un des symboles de la disparition des espèces ©WayneImage

Entre 1970 et 2014, les populations de vertébrés – poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles – ont en effet chuté de 60 % au niveau mondial et de 89 % dans les tropiques, l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale. « L’impact de l’Homme est aujourd’hui si fort et généralisé qu’il engendre une disparition de la vie sauvage sur Terre, souligne le WWF. A ce jour, seulement un quart des terres ont échappé aux activités humaines. Un chiffre qui devrait chuter à seulement 10 % en 2050 si l’on ne change rien. »

Les dons vitaux de la nature

Le WWF a également calculé ce que nous donne la nature au quotidien. Si l’on chiffrait les services que la nature nous rend gratuitement, cela représenterait 1,5 fois le PIB mondial, soit 125.000 milliards de dollars par an. « Nous avons besoin de la nature pour nous développer et tout simplement pour survivre : un tiers de la production alimentaire mondiale dépend des pollinisateurs, qui assurent la pollinisation de 75 % des cultures vivrières », rappelle le WWF.

Au niveau national, le WWF appelle à l‘abandon du projet Montagne d’Or en Amazonie française, la plus importante mine d’or jamais créée en France. Un projet dangereux en termes de déforestation. « Si nous détruisons notre propre morceau d’Amazonie, comment porter la parole environnementale à l’international ? », interroge Pascal Canfin, Directeur général du WWF France.

Illustration bannière : ours polaire – © Jan Martin Will
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. C’est incroyable de voir que face à une catastrophe planétaire pareille il n’y aie aucun gouvt ou aucune puissance qui décide d’éliminer cette hécatombe….. et tout ça pour fournir les mafias Chinoises en ivoire, cornes de rhinocéros, etc. etc. sans compter les immenses navires Japonais assassins des baleines, c’est vraiment invraisemblables…….. et pendant ce temps les bourses du monde entier s’amusent à voler des milliers de milliards sans que personne ne bouge une seul doigt…… la société est vraiment devenue totalement inconsciente !!!!!!!!

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