Animaux bientôt interdits dans les cirques ? Les circassiens se défendent

Les cirques français ne pourront peut-être plus présenter de numéros avec des animaux en captivité. Les directeurs des cirques traditionnels réagissent.

Rédigé par Pauline Petit, le 6 Sep 2017, à 10 h 40 min

En août dernier, Nicolas Hulot a déclaré “ne pas être favorable à la captivité des animaux, ni à l’idée que l’on fasse du spectacle avec cette activité“. Des propos qui ont semé le trouble chez les professionnels du cirque, et ouvert le débat entre défenseurs des animaux et circassiens.

Faut-il interdire les animaux dans les cirques ?

En France, les cirques traditionnels aiment encore les numéros avec des animaux. Environ 2.000 animaux sont en captivité pour 250 cirques français. Ce n’est plus le cas dans 27 pays qui ont interdit les animaux dans les cirques, comme la Pologne, la Belgique ou le Mexique.

animaux de cirque

Un ours dans un cirque © David Tadevosian

Le ministre Nicolas Hulot a ouvert un groupe de travail sur le bien-être animal, où sera débattue notamment la question de la présence des animaux dans les cirques. Les directeurs de cirques traditionnels s’inquiètent d’une prochaine interdiction et montent au créneau.

“On aime les animaux plus que tout”

Christophe Herry, directeur artistique du cirque Medrano, a déclaré sur RMC : “Au cirque, on aime les animaux plus que quiconque, parce qu’on s’en occupe 24h/24. Il y a des liens d’affection. Nos animaux, ce sont nos familles, il ne faut pas l’oublier.”

Il dénonce, selon lui, la chasse aux sorcières réalisée par “500 extrémistes de la cause animale, qui veulent nous imposer leur vision“, et qui “n’ont aucune aptitude pour savoir si les animaux sont en bonne santé ou pas”. 

Les militants de la cause animale dénoncent, eux, les conditions de détention et de dressage des animaux et leurs cages trop petites. La semaine dernière, une association de protection des animaux a porté plainte contre les conditions de vie de Jumbo, un hippopotame de cirque. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que l’hippopotame avait un bassin assez grand pour vivre. Le débat ne fait que commencer entre partisans du cirque traditionnel et défenseurs des animaux.

Illustration bannière : Un lion dans un cirque – © Slava Samusevich
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J'ai travaillé dans différents organismes, tous liés de près ou de loin aux questions qui me passionnent : la consommation durable et l'alimentation. J'ai...

6 commentaires Donnez votre avis
  1. si aimer les animaux consiste à les traiter comme des esclaves, alors vite les circasiens, venez donc que je vous dresse un peu pour vous montrer comme je vous aime, pauvres cons régressistes dégénérés d’esclavagistes

  2. “Le débat ne fait que commencer” ? Vous plaisantez ?!! Renseignez-vous avant d’écrire pour noircir des pages ! Cela fait des années que des associations connues comme One Voice, Code Animal ou 30 millions d’amis luttent contre les cirques qui exploitent des animaux. Plus de 50 villes françaises ont déjà interdit ces cirques dits “traditionnels” sur leur territoire.

    Le cirque traditionnel, le vrai, n’utilisait pas d’animaux. C’est la période coloniale du XIXe siècle qui a donné l’idée à ces familles infréquentables et violentes de maltraiter des animaux. Car maltraitance, il y a, c’est certain. Et lobbying des circassiens aussi, c’est certain : ils font notamment pression sur les préfectures pour que les arrêtés municipaux ne soient pas enregistrés. Et ça marche !

    Néanmoins, ces cirques minables sont condamnés et les plus intelligents des circassiens l’ont compris…

  3. Quand vous les voyez évoluer sur la piste, vous n’imaginez pas l’enfer des coulisses,les conditions désastreuses de leur captivité et le dressage musclé qu’ils subissent!
    Les animaux sauvages n’ont rien à faire dans cet enfer pour amuser la galerie à leur dépens !

  4. Lui question spectacle on est servi.

  5. Ce servi d’animaux comme esclave n’a aucune utiliter.

    • Oups!!! quelle orthographe

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