Amazon, Pornhub, Netflix… Un coût écologique catastrophique

L’empreinte carbone des vidéos regardées en ligne pèse l’équivalent de 300 millions de tonnes de CO2 par an soit près de 1 % des émissions mondiales. L’industrie des vidéos pornographiques y représente une part de 27 %.

Rédigé par Paul Malo, le 17 Jul 2019, à 11 h 20 min

Et si le principe du pollueur payeur s’appliquait aussi demain aux vidéos en ligne, à ceux qui les publient comme à ceux qui les regardent ?

60 % des flux de données du web

On savait déjà que les milliards d’emails et de spams quotidiens consommaient une masse d’énergie énorme, serveurs obligent. Mais une étude du think tank français The Shift Project se penche sur une autre source de CO2 à laquelle on ne pense guère : le fait de regarder des vidéos en ligne(1). En effet, alors que l’usage du streaming explose, les émissions de CO2 qui y sont liées font de même.

Le streaming concentre à lui seul 60 des flux de données du web © Tero Vesalainen

Selon l’étude « Climat : l’insoutenable usage de la vidéo en ligne », publiée début juillet 2019, entre mise en ligne, stockage et visionnage, la consommation de vidéos représente déjà 60 % de l’ensemble des flux de données diffusées et échangées sur le web. Soit l’équivalent de 300 millions de tonnes de CO2 par an, « près de 1 % des émissions mondiales » ou « une empreinte carbonée comparable aux émissions annuelles de l’Espagne », estime The Shift Project.

Amazon Prime, Netflix et le X en ligne de mire

Et cette consommation ne devrait pas cesser d’augmenter, du fait du succès de plateformes de streaming comme Amazon Prime ou Netflix. Avec 34 % des émissions, leur empreinte carbone équivaut à celle du Chili.

Mais l’industrie des vidéos pornographiques est à elle seule responsable de 27 % des émissions engendrées par les vidéos en ligne, soit 82 millions de tonnes de CO2 chaque année.

Les vidéos pornos sont responsables de 27 % des émissions engendrées par les vidéos en ligne © charnsitr / Shutterstock

Lire aussi : Quand les sites porno veulent s’acheter une conscience… écolo !

Comment le think tank français arrive-t-il à ces résultats ?

En estimant d’abord la quantité de données vidéos présentes sur le web et leur temps total de visionnage. Puis en calculant la quantité d’électricité que leur production et leur mise en ligne ont supposé. Cette consommation électrique a ensuite été convertie en émission carbone grâce au « mix électrique mondial moyen », l’équivalence entre kilowatt/heure et kilo de dioxyde de carbone.

Avec le passage à de très hautes définitions telles que la 4K, puis demain à la 8K, ce niveau d’émissions ne peut que croître. Pour limiter votre impact environnemental dû au streaming vidéo, le think tank préconise, déjà, de regarder moins de vidéos en ligne, quelles qu’elles soient, mais aussi d’éviter de publier ou regarder en haute définition quand ce n’est pas indispensable.

Illustration bannière : Femme sélectionnant des films sur Netflix – © pixinoo / Shutterstock
Références :
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3 commentaires Donnez votre avis
  1. connerie d’écolo ! on vie sans loisir et on fait pousser du mais ? calmez vous bande d’extrémistes…

  2. Parlez nous aussi de tous ces bateaux qui nous inondent de produits venant de chine et d’ailleurs, qui détruisent nos emplois en FRANCE, dont un seul bateau à lui seul pollue autant qu’UN MILLION de voitures.

    • LE bateau rempli de produits chinois débarque en France parce que beaucoup d’entre nous (même moi ) trouve tout trop cher donc achète des produits moins cher venant de produits qui respectent moins l’écologie. Anonyme, perso je ne regarde pas de video, utilise très peu Youtube, les influenceurs ou autres m’indiffèrent totalement…. Certainement une question de générations. Quand il sera trop tard les dernières générations viendront pleurer mais elles seront en partie responable de ce qui se passe …

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