À l’aéroport de Roissy aussi, on protège la biodiversité

Les espaces verts situés autour des aéroports sont riches en biodiversité. À Roissy, ce sont les salariés de l’aéroport qui en sont les gardiens.

Rédigé par Pauline Petit, le 24 Aug 2017, à 10 h 15 min

Au-delà des pistes d’atterrissage, des zones de fret et de transport des passagers, un aéroport, c’est aussi des hectares d’espaces verts, des lieux très réglementés et fermés où, malgré le passage des avions, la biodiversité foisonne. À l’aéroport de Roissy, l’association Hop biodiversité la recense et la protège avec l’aide des salariés.

Les employés de l’aéroport de Roissy sont aussi des explorateurs en herbe

Les espaces verts autour des aéroports sont des zones de prairie, soit « l’un des milieux naturels les plus menacés d’Europe ». Ainsi, les 800 hectares de prairie que compte Roissy sont des zones très précieuses pour la biodiversité.

On y recense une quarantaine d’espèces d’oiseaux, dont des faucons, de nombreux petits mammifères (dont d’innombrables lapins), des chauve-souris attirées par les nombreux insectes.

Une zone très riche en biodiversité

Une fois par mois, les salariés de Roissy viennent recenser les espèces avec des fiches élaborées par le Muséum d’Histoire Naturelle. Bénévoles et salariés s’appuient sur la science participative, qui permet aux chercheurs de récolter des données grâce aux citoyens.

Les salariés de Roissy peuvent ainsi redécouvrir leur espace de travail : «  Ça permet de voir l’aéroport autrement que depuis les bureaux « , explique Lucile au Parisien. Ils ouvrent tous de grands yeux lorsque l’on y découvre une mante religieuse.

Pour l’association, explique le quotidien, l’objectif est de « montrer que le respect de la biodiversité peut aller de pair avec une activité industrielle« . Ainsi, au-delà du recensement des espèces, Hop Biodiversité travaille aussi avec les gestionnaires pour promouvoir des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Une fauche plus tardive profite ainsi à tous, et permet même de diminuer le taux de percussions des rapaces par les avions. Tout le monde y gagne donc !

L’association travaille dans une dizaine d’aéroports français, dont trois organisent des programmes de sciences participatives. L’objectif est aussi d’ouvrir les prairies des pistes aux habitants pour voir les aéroports autrement.

Illustration bannière ©aapsky
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J'ai travaillé dans différents organismes, tous liés de près ou de loin aux questions qui me passionnent : la consommation durable et l'alimentation. J'ai...

3 commentaires Donnez votre avis
  1. A Tchernobyl aussi il y a beaucoup de diversité, et pourtant…!

  2. On dirait ONF. Bon on aurait deux foi plus de forets qu’il y a deux cent ans, on peut donc en couper beaucoup!!! A l’aéroport est très écolo, on va donc en construire un autre (ou???).

  3. Excellente initiative mais, non, le respect de la biodiversité ne va pas de pair avec une activité industrielle ! Bien au contraire : c’est un peu comme les épouses des capitalistes qui vont aider à la soupe populaire qui accueille les milliers d’ouvrier que leur mari affament !
    Bref, c’est encore une fausse info mise au point par ces éco-tartuffes qui parlent de ces bêtises que sont le « développement durable » quel oxymore !) et la « transition énergétique »… sans mettre en question nos modes de vie destructeurs. On n’a pas à lier l’activité de Roissy-CDG (une pollution multiple de taille !) avec le respect de la biodiversité. C’est inconvenant !

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