Ce que change la loi sur les polluants éternels dans les vêtements et cosmétiques

Ils sont invisibles, persistants… et désormais dans le viseur de la loi. Depuis le 1er janvier 2026, la France impose l’un des cadres les plus stricts d’Europe contre les polluants éternels dans les vêtements et les cosmétiques. Une petite révolution sanitaire.

Rédigé par , le 14 Jan 2026, à 9 h 45 min
Ce que change la loi sur les polluants éternels dans les vêtements et cosmétiques
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Entrée en vigueur le 1er janvier 2026, la nouvelle loi sur les polluants éternels marque un tournant réglementaire majeur. Ces substances chimiques, largement utilisées pour leurs propriétés imperméabilisantes ou résistantes, sont désormais encadrées de manière stricte dans les vêtements et les cosmétiques. Le texte, adopté en février 2025, répond à des inquiétudes sanitaires croissantes et place la France à l’avant-garde de la lutte contre ces polluants persistants.

Polluants éternels : une interdiction progressive mais structurante

Depuis le 1er janvier 2026, la loi interdit la fabrication, l’importation, l’exportation et la mise sur le marché de plusieurs produits contenant des polluants éternels. Sont concernés les cosmétiques, les vêtements, les chaussures, les agents imperméabilisants et les farts de ski, selon le ministère de l’Économie. Cette mesure constitue une rupture claire avec les pratiques industrielles passées, même si elle s’inscrit dans une logique progressive.

Toutefois, la loi sur les polluants éternels prévoit des exceptions. Les vêtements techniques destinés à la sécurité civile, aux militaires ou aux pompiers échappent à l’interdiction. De plus, la présence de polluants éternels à l’état de traces résiduelles reste autorisée, à condition de respecter des seuils définis par décret. Un délai d’écoulement des stocks de douze mois permet en outre aux entreprises de vendre les produits fabriqués avant le 1er janvier 2026, relaye FashionNetwork.

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Santé publique et écologie : pourquoi les polluants sont ciblés

Les polluants éternels, aussi appelés PFAS, forment une famille de plusieurs milliers de molécules. Selon vie-publique.fr, « ces substances se dégradent très peu dans l’environnement ». Cette persistance explique leur accumulation dans les sols, l’eau et les organismes vivants. Par conséquent, leur présence prolongée pose des risques avérés pour la santé, notamment des atteintes au système immunitaire, au foie ou encore des risques accrus de certains cancers, selon plusieurs agences sanitaires.

La loi répond donc à une urgence sanitaire autant qu’écologique. En limitant l’usage des polluants éternels dans les vêtements et les cosmétiques, le législateur cherche à réduire l’exposition quotidienne de la population. En parallèle, le texte prévoit un renforcement de la surveillance des polluants dans l’eau potable.

Si le 1er janvier 2026 marque une étape clé, la loi sur les polluants éternels ne s’arrête pas là. Une extension majeure est prévue au 1er janvier 2030. À cette date, tous les textiles contenant des polluants seront interdits, sauf exceptions précisées par décret.

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