Sergueï Bereznuk se bat pour les derniers tigres de Sibérie

Sergueï Bereznuk se bat pour les derniers tigres de Sibérie
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Sergueï Bereznuk se bat comme un lion pour ses amis les tigres de Sibérie. Et il commence à être connu et entendu car c’est l’un des cinq scientifiques qui vient d’être récompensé par le fameux Rolex Prize for Enterprises qui récompense des projets au travers le monde depuis 35 ans. Un prix qui va peut être l’aider à sauver le tigre de Sibérie au bord de l’extinction puisqu’il lui permet d’empocher pour son ONG, Phoenix Fund, 100 000 francs suisses (80 000 euros).

Le tigre de l’Amour, espèce en danger

©Rolex Awards/Marc Latzel

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Depuis 17 ans, Sergei Bereznuk, fervent écologiste russe, se donne corps et âme pour sauver le tigre de Sibérie, le plus grand félin du monde. Le majestueux tigre de l’Amour comme on le nomme également vit dans le sud-est de la Russie et dans le nord de la Chine. Le WWF estime qu’aujourd’hui il ne reste plus que 450 tigres de Sibérie (Panthera tigris altaica), alors qu’au début du siècle dernier, ils étaient encore 100 000.

Leur territoire s’étendait de la Taïga et des forêts boréales de l’est de la Russie, à la Chine et à la péninsule coréenne. Aujourd’hui il est limité à deux provinces à l’est de la Russie et à la frontière Sino-coréenne.

©Rolex Awards/Marc Latzel

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Le tigre de l’Amour apparaît bien entendu sur la liste rouge de l’IUCN, répertoriant les espèces en voie d’extinction. En 70 ans, 3 sous-espèces de tigre ont été rayées de la surface du globe :

  • le tigre de Bali (Panthera tigris balica) dont le dernier specimen a été tué en 1937,
  • le tigre caspien (Panthera tigris virgata) qui a disparu dans les années 1950
  • et le tigre de Java (Panthera tigris sondaica) disparu dans les années 1980.

Les 6 dernières espèces vivent – ou plutôt survivent – toutes en Asie.

Le tigre de Sibérie est légalement protégé depuis 1947, date à laquelle la chasse au tigre est devenue interdite. Pourtant, l’impressionnant animal de 2 mètres de long ne résiste pas au braconnage, très fréquent dans cette région du monde et avec lequel Sergei Bereznuk et son ONG Phoenix Fund comptent bien en finir.

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La suite p.2> Le braconnage, une plaie en Sibérie

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2 commentaires Donnez votre avis
  1. Il faudrait que ce genre d’actions deviennent une conduite universelle. Combattre les braconniers est une chose mais faire comprendre aux braconniers l’importance de ces fauves en est une autre. L’action d’ouverture d’esprit devrait également être envisagée …

  2. C’est super enthousiasmant des personnes comme ça … ça redonne confiance en l’être humain et puis ça fait du bien de parler de choses positives. Merci !

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