Plats préparés : l’étiquetage d’origine évolue

Savoir d’où vient le lait de son yaourt ou la viande des lasagnes ? Cela sera bientôt possible, grâce à l’étiquetage de l’origine des ingrédients.

Rédigé par Anton Kunin, le 3 jan 2017, à 11 h 42 min
Plats préparés : l'étiquetage d'origine évolue

C’est une mesure très attendue depuis le scandale des lasagnes à la viande de cheval en 2013 : les fabricants de plats cuisinés sont désormais obligés de préciser l’origine de la viande et du lait lorsque ces derniers sont utilisés comme ingrédients.

Un pas vers plus de transparence pour les ingrédients des plats cuisinés

La nouvelle réglementation, obligatoire mais introduite à titre expérimental pour une durée de deux ans, oblige les industriels à préciser sur l’étiquette l’origine de la viande et du lait utilisés. Sont concernés les produits transformés, composés de plusieurs ingrédients, et dans les cas où le produit contient plus de 8 % de viande d’origine étrangère ou plus de 50 % de lait importé. Pour la viande, l’étiquetage devra préciser l’origine du produit (pays de naissance, d’élevage et d’abattage des animaux) et pour le lait, il indiquera le pays de collecte, de conditionnement et de transformation. Les produits bruts, tels que la viande et le lait non transformés, ne seront pas impactés.

Cette nouvelle réglementation vise à dénoncer les pratiques très souvent opaques des industriels dans leurs achats d’ingrédients. Il arrive qu’un ingrédient soit acheté brut dans un pays, transformé dans un autre et livré en France, où il entrera dans la composition d’un plat cuisiné. Cette pratique n’a rien d’illégal, mais la qualité de ces produits fabriqués dans une logique de réduction des coûts au minimum, est rarement au rendez-vous. Le Ministère de l’Agriculture considère donc que le consommateur a au moins le droit d’être informé de l’origine des produits qu’il mange.

Étiquetage de l’origine des produits : un effet inverse possible

Mais, chose étonnante, cette initiative de transparence pourrait au contraire pousser certains industriels à revoir leurs recettes. L’étiquetage d’origine n’étant pas obligatoire, dès lors qu’un produit contient moins de 8 % de viande ou moins de 50 % de lait, certains fabricants pourraient être poussés à réduire encore davantage la part de ces ingrédients. Rappelons que pendant les discussions avec le Ministère de l’Agriculture, les industriels militaient pour un taux minimum de 25 % pour la viande : c’est finalement 8 % qui ont été arrêtés.

Le Ministère de l’Agriculture voit toutefois les choses du bon côté : avec l’entrée en vigueur de cette réglementation, 70 % des produits du panier de la ménagère donneront une information quant à l’origine, au lieu de 35 % actuellement. Précisons que les industriels ont trois mois pour écouler les stocks des produits déjà emballés avec un ancien étiquetage.

Illustration bannière : Femme lisant l’étiquette d’un produit laitier – © l i g h t p o e t Shutterstock
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