Utiliser la nature pour lutter contre ses propres méfaits…une alternative des plus sensées appelée "lutte biologique". Un moyen responsable de réduire les effectifs d’un organisme envahissant (une plante ou un animal) en le faisant dévorer par l’un de ses ennemis naturels.
Une réduction naturelle des insectes ravageurs
La lutte contre les insectes ravageurs des cultures humaines a toujours représenté un challenge important de toute activité agricole, partout dans le monde. Ainsi, la production de pesticides, entraînant des risques graves pour la santé de l’Homme, l’environnement et la biodiversité, a connu une ascension fulgurante.
La lutte biologique, quant à elle, ne pollue pas le champ, ni le jardin ni l’eau. Elle ne représente aucune menace pour les humains, les plantes ou les animaux.
Par ailleurs, tandis que les pesticides chimiques tuent tous les insectes, nuisibles ou inoffensifs, la lutte biologique n’élimine que les insectes nuisibles.
Un exemple récent : pour lutter contre la Pyrale du maïs, une chenille que l’agriculteur déplore, des vagues successives de millions de micro-Hyménoptères, des Trichogrammes (qu’on a élevés sur des oeufs d’un autre papillon) ont été envoyés pondre dans les oeufs de la Pyrale, leur larve tuant le ravageur. Une méthode durable, efficace et respectueuse de l’environnement.
D’autre part, point important: il y a peu de chances que les insectes nuisibles développent une résistance à leurs prédateurs naturels dans le cadre de la lutte biologique.
- De plus,la lutte biologique est plus économique que l’emploi de pesticides chimiques sur le long terme puisque les agriculteurs n’ont pas besoin d’acheter des produits chimiques ou de l’équipement coûteux.
Une fois le système de lutte biologique mis en place, il fonctionne de façon autonome. Cependant, il faut un peu de patience pour voir les résultats car l’équilibre naturel entre les insectes nuisibles et leurs prédateurs s’établit avec un peu de temps.
Si le prédateur naturel de l’insecte nuisible vit tout près, la lutte biologique en sera simplifiée. Si le prédateur n’est pas indigène à votre région, on peut l’obtenir en magasin ou par l’entremise d’un agent de vulgarisation.
Quels sont les prédateurs naturels?
Il existe trois genres de prédateurs naturels aux insectes nuisibles: les prédateurs d’insectes, les parasites et les maladies favorisant les micro organismes comme les virus et les champignons.
- Les principaux prédateurs sont les araignées, les coccinelles, les guêpes, les mantes et les libellules. Chaque prédateur se nourrit de centaines, voire de milliers d’insectes au cours de sa vie. Ces prédateurs ne causent aucun dommage aux cultures.

- Concernant les parasites d’insectes, la plupart sont d’autres insectes qui pondent leurs oeufs à l’intérieur des oeufs ou du corps d’insectes vivants ou d’animaux appelés "hôtes". Le parasite se nourrit de l’hôte durant sa croissance, puis le tue. Cette technique est plus lente mais efficace.
- Enfin,certains virus et champignons sont vecteurs de maladies qui affectent les insectes et les éliminent. Comme la maladie se propage au sein des insectes, il est possible d’éliminer rapidement des populations entières.
La majorité des espèces d’insectes nous sont bénéfiques en jouant bon nombre de rôles écologiques. Moins de 1% d’entre eux sont nuisibles.
Ils représentent la nourriture principale d’un grand nombre d’espèces d’oiseaux et de reptiles, et la pollinisation de plusieurs espèces de plantes dépend d’eux…Quand on vous dit que la nature est bien faite!
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Article rédigé par Elwina, juin 2009




