Face à son ado, il faut savoir être un parent parfaitement imparfait !

Rédigé par Chloé Maginot, le 15 Sep 2015, à 15 h 20 min
Face à son ado, il faut savoir être un parent parfaitement imparfait !

Ni trop rigide, ni laxiste, ni permissif… pas facile d’être parent d’ados ! Il est facile de perdre pied et de ne plus savoir comment, ni quoi faire devant ses ados. Marie-Jeanne Trouchaud, mère et grand-mère elle-même, auteure et conférencière reconnue par ses pairs se définit comme une « militante de l’être humain ». Elle a écrit, entre autres, un livre sur la violence à l’école qui sera réédité aux éditions Eyrolles courant 2016 et sera présente lors du Salon des Parents Parfaitement Imparfaits qui se tiendra aux Espaces Antipolis dans les Alpes-Maritimes, les 24 et 25 octobre 2015(1).

Quelle est la différence entre la petite enfance et l’adolescence ?

Marie-Jeanne Trouchaud explique que les dernières découvertes neuroscientifiques confirment que « durant la petite enfance, les enfants sont dans l’immédiateté, leurs besoins physiologiques et affectifs sont dépendants des parents, tandis qu’à l’adolescence, le cerveau est en évolution, partagé entre l’immédiateté et la vision à long terme.Se rajoute à ça, le corps qui change et les hormones qui influencent l’humeur et les prises de décisions. Et pour compléter le tableau, les questions existentielles : qui suis-je, que vais-je devenir, vais-je réussir ma future vie d’adulte, vais-je trouver un travail qui me plaît et me fasse vivre ? Sans oublier l’angoisse des parents sur l’avenir de leurs enfants qui commencent peu à peu à déployer leurs ailes pour quitter le nid. C’est à l’adolescence que nos enfants prennent conscience de nouvelles possibilités. »

Internet, meilleur refuge que les parents

Face à ces changements, une étude menée en 2013 par la cité des Sciences de Birmingham révélait que 54 % des ados préfèrent poser des questions à Google plutôt qu’à leurs parents.

Marie-Jeanne Trouchaud a plusieurs explications à ces statistiques : « Les ados ont envie de réponses rapides et en libre accès, sans « censure » et Internet répond à ces critères. Les parents, souvent préoccupés, ont tendance à répondre plus vite à leurs portables qu’à leurs enfants. »

parents-imparfaits-adolescents

« Le problème principal est que l’information risque de ne pas être hiérarchisée, ni forcément adaptée à l’âge et la maturité de l’adolescent, si la réponse vient d’Internet. L’avantage de la communication parents/enfants, c’est qu’elle nourrit l’estime de soi puisque l’adolescent se sent digne d’intérêt, mais surtout il va pouvoir avoir une réponse humaniste et personnalisée. »

« Mes parents ne me comprennent pas ! »

Il est important ceci dit que les parents apprennent à communiquer et à écouter leurs ados. En partageant lors d’ateliers et grâce aux associations, il est possible de mettre en commun les expériences de chacun et ainsi trouver ses propres solutions.

Les parents pensent souvent qu’un enfant qui vient partager une angoisse, un rêve, a besoin de conseils ou de leur point de vue. Et c’est à cet instant qu’inconsciemment ils entrent dans le jugement et la moralisation.

« Oui, les ados sont irréalistes. Ils n’ont pas besoin de réalisme, mais de transformer le rêve en possible. Il n’est pas rare d’entendre dans mon cabinet ou lors d’ateliers les parents qui ne se sentent pas entendus par leurs ados et les ados pas compris par leurs parents » confie Marie-Jeanne Trouchaud.

La révolte est bonne pour la santé !

Marie-Jeanne Trouchaud s’appuie sur les expériences d’Henri Laborit pour expliquer la révolte des adolescents et comment la traverser sainement. La vidéo ci-dessous explore les moteurs de l’inhibition et de l’angoisse.

« Si le cadre parental est accueillant et soutenant sans être omniscient ni rigide, alors la révolte se fait sainement et est juste là pour le développement de la personnalité et de la maturité de l’adulte en construction qu’est l’adolescent. Si au contraire, la rébellion est brimée et contenue avec rigidité, l’adolescent peut la rendre violente et soit détruire (violence verbale, physique sur son entourage, petite délinquance, échecs scolaires…), soit s’autodétruire (troubles alimentaires, victimes d’harcèlement, suicide, drogue, alcool…) ».

En conclusion, Marie-Jeanne Trouchaud conseille : « Stop à la culpabilité parentale et l’angoisse de l’avenir. Parents, ayez confiance en vos ados, ils ont besoin de cadre solide et empathique. Pratiquer l’écoute active. Soutenez leurs rêves irréalistes en les aidant à les rendre réalistes ou à les laisser à l’état de rêves réconfortants et partagés. »

De l’amour, du partage et du respect seraient des clés pour une parentalité parfaitement imparfaite ?

Illustration bannière : Être un parent imparfait face à son ado © Shutterstock

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1 commentaire Donnez votre avis
  1. Mais tu n’as rien écris chloé trop de travail ou trop occupée avec ta famille ? La nuit porte conseil si capable de réfléchir a la condition de parentalité .

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