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Un détecteur d’ondes électromagnétiques révolutionnaire ?

Après avoir testé le détecteur d’ondes électromagnétiques ESI 23, consoGlobe a voulu en savoir plus sur l’efficacité et l’intérêt réel cette petite télécommande intelligente destinée aux particuliers. Réponses de celui qui en est à l’origine et qui dirige la société EPE Conseil, Vincent Joly.
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consoGlobe : comment vous est venue l’idée de développer un tel outil ?
Vincent Joly : Je suis issu du domaine de l’hôtellerie dont la préoccupation majeure est censée être le bien-être de la personne mais dont les nouveaux équipements (wifi par exemple) sont aussi synonymes de "champs de stress" électromagnétiques, qui sont invisibles mais bien physiques et quantifiables. Pour essayer de résoudre cette contradiction, j’ai décidé de poursuivre une formation de 6 mois en conseils et solutions contre la pollution électromagnétique et de monter mon entreprise E.P.E Conseil qui s’adresse non plus seulement à l’hôtellerie mais aussi aux autres entreprises et aux particuliers.
Et c’est pour ces derniers que j’ai développé durant 3 ans l’ESI 23, en collaboration avec une entreprise allemande, TZM Technology.

En quoi le détecteur ESI 23 est différent des autres détecteurs d’ondes électromagnétiques existants ?
V.J. :  C’est le premier appareil "tout en un", c’est-à-dire à détecter différents types de champs, tout en restant petit et léger donc facilement maniable.  Il couvre ainsi une grande partie des champs magnétiques (chargeurs, radio-réveils…), électriques (courant domestique) et haute fréquence (le "sans fil" : wifi, téléphones mobiles…).
Developpement durable articleAutre avantage : son prix, 159€, bien moins élevé que si vous deviez acheter un appareil pour détecter chaque type de pollution… Sans compter qu’il est fabriqué en Europe (Pologne) alors que la plupart des autres détecteurs vient d’Asie…

Au-delà de la simple mesure des champs existants chez soi, quelles solutions nous apporte l’appareil pour les réduire ou les éviter ?
V.J. : Dans 80 % des cas, il s’agira d’un simple agencement d’appareils réalisé par les particuliers eux-mêmes, avec des distances de précaution données par l’appareil : celle entre vous et votre écran d’ordinateur, etc. Pour les 20 % restants, exposés à des antennes – relais, nous venons chez eux et procédons à des diagnostiques plus importants, les solutions prises consistant par exemple en des peintures ou tissus de protection.
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Est-il certifié par un label environnemental ou un organisme indépendant ?
V.J. :
Il n’a pas de certification environnementale particulière mais le point
crucial de cet appareil est son étalonnage ! En France, l’impact de la pollution électromagnétique sur la santé est encore peu reconnu, d’où des normes d’exposition maximale encore élevées et qui donc ne suffisent pas à protéger notre santé. Or l’ESI 23 est étalonné selon les valeurs recommandées par l’Institut allemand de Baubiology Neubeuern (IBN) et
qui se rapprochent de celles appliquées en Suède, pays qui a adopté un
principe de précaution en la matière.
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En France, la pollution électromagnétique suscite de vifs débats et de vrais doutes quant à sa nocivité réelle…
V.J.
 : Il existe un vrai décalage entre le discours de l’Etat et des
opérateurs et celui d’organismes scientifiques neutres, qui ne cessent
d’alerter les pouvoirs publics sur les risques liés à l’exposition aux
champs électromagnétiques. Par exemple, le rapport BioInitiative ,
regroupant des scientifiques et médecins américains, a établi  une
corrélation entre 1500 travaux de recherche, démontrant les dangers de
la téléphonie mobile sur la santé.
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Par ailleurs, l’OMS a définie une
nouvelle maladie, l’électrosensibilité, reconnue à haut-niveau et qui
touche de plus en plus de monde. Malheureusement elle reste méconnue du
grand public…

Et quels sont les symptômes de cette hypersensibilité aux champs électromagnétiques ?
V.J. : Il s’agit d’une sorte d’"allergie aux ondes" qui peut se
traduire par divers symptômes : irritations, vomissements, maux de
tête, fatigue, etc.

Pour terminer, quel conseil simple à réaliser donneriez-vous à nos internautes pour réduire leur exposition aux champs ?

V.J.  : Par exemple, pour choisir son téléphone portable, vérifiez son Débit d’Absorption Spécifique (DAS), qui indique le degré de pénétration des ondes dans l’organisme : celui-ci doit être le plus faible possible. Après, n’oubliez pas d’utiliser votre kit oreillette lors de vos communications téléphoniques !

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