Des champignons pour recycler des plastiques

La technique s’appelle la « bioremédiation ». Elle consiste à utiliser des micro-organismes pour dépolluer. Il peut s’agir de bactéries, de champignons ou de plantes (« la phytoremédiation »). On a découvert que des champignons communs, qui se nourrissent habituellement de bois, peuvent mâcher du plastique. On peut donc envisager de recycler des déchets avec ces champignons. Les champignons cassent la résine en composés chimiques de plus petites tailles, plus faciles à éliminer.

On a combattu la marée noire de l’Exxon Valdez en Alaska ou celle du Prestige en Espagne en utilisant la bioremédiation. Certaines plantes permettent de digérer les métaux lourds. Certains champignons s’attaquent à l’amiante. Malgré tout, ce type d’action est assez difficile à contrôler et à réussir.

Certains résines, des résines phénoliques, utilisées dans le contreplaqué ou des panneaux de fibres ou bien encore dans des pièce moulées automobiles, sont très difficiles à éliminer et à recycler. Contrairement aux polyéthylènes dont on fait les bouteilles, les résines phénoliques sont trop dures pour être recyclées. Or ces résines représentent de gros volumes, par exemple 10 % des plastiques aux USA.

Les scientifiques savent également que certaines enzymes permettent au champignon de la pourriture blanche de digérer certains plastiques, par exemple le polystyrène ou les PCB, polychloro-biphényls qui sont des polluants interdits en France depuis 1987.