L’autopartage, la nouvelle voie ?
L'auto-partage, c'est tout simplement, ne pas être propriétaire d'une voiture , ou d'un véhicule, mais de pouvoir, à travers un abonnement, en disposer et l'utiliser en fonction de ses besoins.
Un concept qui s'étend
Cette approche d’abonnement est déjà assez répandue en Allemagne et en Suisse et existe en France depuis 1999. Il suffit de payer un droit d’entrée et un abonnement (et bien sûr de payer les frais kilométriques) pour disposer d’une voiture en fonction de ses besoins.
On peut bien sûr choisir le véhicule : une petite citadine, une berline pour les voyages ou encore un monospace pour les vacances en famille.
La formule est relativement souple : on peut s’y prendre quelques heures à l’avance, conserver le véhicule toute une semaine…. Fini les frais d'entretien et les contrôles techniques, les loyers du parking….tout est fait pour faciliter la vie des utilisateurs-conducteurs. Toutefois, il est impératif de prendre soin du véhicule et le rendre propre aux utilisateurs suivants!
Toujours est-il que de plus en plus de collectivités françaises s'intéressent à l'auto-partage en s'inspirant d'initiatives privées pionnières. En 2005, l'actuel maire de Strasbourg avait fait une proposition de loi visant à donner un statut légal à l'auto-partage en autorisant les villes à soutenir son développement sur les plans logistique et financier.
Adoptée par le Sénat, cette nouvelle loi a été transmise à l'Assemblée nationale. Anticipant la loi, des villes comme Paris ou Strasbourg réservent d'ores et déjà à l'auto-partage des emplacements sur voirie sous forme d'occupation temporaire du domaine public.

Lille a d'ailleurs intégré l'auto-partage à son projet de mobilité et impulsé la création d'une société coopérative d'intérêt collectif (Scic) dédiée. Suivant l'exemple de Montpellier, Toulouse, Tours, Orléans et Annecy étudient ou lancent des appels d'offres qui vont aussi dans ce sens.
En Suisse, en Allemagne ou en Belgique, par exemple, les opérateurs de transport public et d'auto-partage couplent leurs services pour renforcer l'intermodalité.
A Hanovre, l'opérateur de transports urbains va jusqu'à intégrer ce service à une offre de titre unique incluant déplacements en bus ou en véhicule auto-partagé.
La pratique de l'auto-partage entraîne indéniablement des évolutions d'usages de l'espace public, ainsi que les leviers incitatifs existants sur le plan institutionnel, aussi bien interrégional qu'européen.

