Voyager dans ces villes peut devenir un cauchemar : le classement mondial

Les villes touristiques font rêver, attirent, fascinent. Pourtant, voyager en milieu urbain ne rime pas toujours avec légèreté. Une étude récente révèle que certaines villes touristiques cumulent pollution, criminalité et congestion, au point de transformer un séjour en véritable épreuve nerveuse.

Rédigé par , le 14 Feb 2026, à 10 h 00 min
Voyager dans ces villes peut devenir un cauchemar : le classement mondial
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Publiée récemment, une étude menée par SCSChauffeur s’est penchée sur les villes touristiques où voyager peut devenir particulièrement éprouvant. En agrégeant plusieurs indicateurs environnementaux et sécuritaires, les auteurs ont établi un classement mondial des destinations urbaines les plus stressantes. Et si certaines capitales apparaissent logiquement dans ce palmarès, d’autres villes touristiques surprennent par leur position.

Villes touristiques : quand l’environnement urbain pèse sur le voyage

Pour établir son classement, SCSChauffeur a analysé quatre critères majeurs : criminalité, pollution de l’air, congestion routière et conditions climatiques, notamment l’humidité. Ces données ont été combinées dans un « Stressful City Score », censé mesurer l’impact quotidien de l’environnement sur le bien-être. Or, dans certaines villes touristiques, voyager implique de composer avec plusieurs facteurs simultanément. En tête du classement figure ainsi Le Cap, en Afrique du Sud comme nous l’apprend le Daily Mail. La métropole affiche un taux de congestion routière de 36 % et une humidité moyenne de 75 %, des niveaux significatifs qui s’ajoutent à une criminalité élevée.

Les autorités britanniques ont d’ailleurs récemment mis en garde les visiteurs. « Il y a eu récemment des agressions et des crimes violents sur des routes secondaires à destination et en provenance de l’aéroport du Cap », a averti le Foreign, Commonwealth & Development Office dans une communication officielle et des propos rapportés par le site Géo. Cette alerte souligne que, dans certaines villes touristiques, voyager ne se limite pas à admirer des paysages iconiques comme la Table Mountain, mais suppose aussi une vigilance accrue face aux risques bien réels.

Le cap

Au Cap, trafic, humidité et insécurité pèsent sur l’expérience des visiteurs.

Villes touristiques d’Asie et d’Afrique : pollution et insécurité en première ligne

Delhi (en illustration) occupe la deuxième place du classement, principalement en raison de la pollution atmosphérique. Selon les données citées de House Fresh, la mégapole indienne figure parmi les villes les plus polluées au monde. Dans ces villes touristiques, voyager signifie parfois respirer un air fortement dégradé, ce qui altère directement l’expérience. Johannesburg complète le trio de tête, avec l’indice de criminalité le plus élevé de toutes les villes analysées, combiné à des niveaux importants de pollution.

Plus inattendu, Zurich apparaît en quatrième position. Malgré sa réputation de ville prospère et organisée, la cité suisse affiche des taux de criminalité supérieurs à ceux de Delhi selon l’étude, ainsi qu’une congestion de 33 % et une humidité moyenne de 75 %. Ainsi, même dans des villes touristiques réputées pour leur qualité de vie, voyager peut se heurter à des contraintes urbaines moins visibles, mais bien réelles.

Zurich

Ville prospère et organisée, Zurich n’échappe pas aux tensions liées à la congestion et à la criminalité.

Trafic, humidité et effet cumulatif du stress

Derrière les premières places, d’autres villes touristiques illustrent la diversité des sources de tension. São Paulo et Jakarta enregistrent des niveaux de congestion respectifs de 42 % et 43 %, tandis que leur humidité annuelle dépasse fréquemment les 80 %. À Jakarta, les embouteillages chroniques et le smog s’ajoutent à la chaleur constante, créant un environnement que de nombreux visiteurs jugent éprouvant. Dans ces conditions, voyager devient un exercice d’adaptation permanent. Kuala Lumpur se classe septième, notamment en raison d’une humidité record de 86 %.

São Paulo

Mégapole dynamique, São Paulo cumule congestion routière et pression environnementale.

Mexico occupe la huitième place avec le taux de congestion le plus élevé de l’étude, à 52 %, auquel s’ajoutent pollution et criminalité. Athènes et Naples ferment le classement, pénalisées par la densité urbaine et la chaleur. Hadleigh Diamond, directeur des opérations de SCSChauffeur, précise dans Géo que « des villes comme Le Cap et Johannesburg obtiennent des scores élevés non seulement à cause de la criminalité, mais parce que les préoccupations liées à la sécurité se croisent avec la congestion et les conditions climatiques, maintenant des niveaux de stress constamment élevés ». Et dans certains cas, ajoute-t-il, « Dans le cas de Delhi, la pollution de l’air à elle seule est suffisante pour élever significativement le niveau de stress, indépendamment du trafic ou de la criminalité ».



Rédactrice dans la finance, l'économie depuis 2010 et l'environnement. Après un Master en Journalisme, Stéphanie écrit pour plusieurs sites dont Economie...

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