Vêtement classique vs Vêtement biologique

Rédigé par Consoglobe, le 2 Jun 2010, à 17 h 05 min

Les vêtements en fibres bio sont à la mode. Garnissant de plus en plus les étalages des magasins, il est difficile de passer à côté de leur essor. Cependant, nous connaissons nos bons vieux tee-shirts depuis notre enfance, donc pas facile de s’en séparer. Faut-il tout de même passer au bio ?

Vêtement classique

Les pour : accessibilité, confort, diversité des textiles et des teintes
Les contre : industrie polluante, allergies potentielles, coûts parfois élevés selon les marques
Environnement : l’industrie du textile se distingue par sa
diversité. Elle compte les matières naturelles comme la laine ou le coton, et les matières artificielles. Parmi celles-ci, on trouve les fibres synthétiques (polyamide, acrylique), fabriquées le plus souvent à base de substances extraites du pétrole.Ces matières, moins chères et plus faciles à entretenir, sont des privilégiées de l’industrie textile, bien que leur fabrication soit polluante et que leur recyclage reste difficile (le nylon met 30 à 40 ans à se décomposer).

Selon le type de textile utilisé, l’industrie du vêtement est plus moins polluante. Le cuir par exemple, est issu du tannage de la peau d’animaux d’élevage (vaches, moutons, crocodiles…). Sa fabrication est à l’origine de problèmes environnementaux.

Le cuir représente en moyenne 40 % des profits tirés d’un animal, et parfois plus quand ces animaux sont principalement élevés pour leur peau comme les crocodiles. Outre la souffrance des animaux, l’élevage industriel est à l’origine de très importantes pollutions, aux nitrates par exemple, et a une part importante de responsabilité dans le réchauffement climatique.

L’élevage bovin industriel au Brésil notamment, qui compte plus de 164 millions de têtes de bétail, rejette des quantités impressionnantes de méthane, un gaz à effet de serre,. mais il est également la cause d’une déforestation conséquente. En Amazonie, on déboise pour créer des zones de pâturages.

Par ailleurs, les tanneries utilisent une grosse quantité d’eau (nettoyage des matières premières, teintures etc), et de composés chimiques pour façonner, assouplir et teinter les peaux avant leur commercialisation.

Dans certains pays, ces produits chimiques (300 substances différentes environ), sont rejetées après usage directement dans les cours d’eau avoisinants. Au Bangladesh, il n’existe aucun traitement des déchets qui sont déversés dans les rivières dont l’eau sert à arroser les cultures.

Quant au coton, sa culture nécessite des engrais et des pesticides qui polluent et appauvrissent le sol. L’étape de la teinture est chargée en produits chimiques et métaux lourds, nocifs pour l’environnement. Quant à la confection des vêtements, elle entraîne des rejets d’eaux usées, une pollution de l’air (agents volatils dus à la filature, au tissage et à la confection de manière générale) et des dépenses énergétiques importantes.

En bref, chaque étape de la vie d’un vêtement a un impact sur l’environnement.

>>> Les champs de coton absorbent environ 25 % des insecticides dans le monde…

Gamme : la gamme étendue de produits vestimentaires qui existe aujourd’hui sur le marché permet de varier les styles, selon les cultures. Depuis 2000, les marques émergent et les tenues évoluent.

Confort : selon les coupes et les tissus, les vêtements classiques sont de manière générale très confortables.

Santé : les textiles classiques peuvent être la cause de manifestations cutanées (dermites, allergies…). Parmi les allergènes on retrouve les colorants dispersés et les produits chimiques servant à la finition.des vêtements.

Prix : le prix des vêtements classiques varient en fonction des marques. Pour un tee-shirt de moyenne gamme, par exemple, il faut compter entre 10 et 15 euros environ. Un prix raisonnable et accessible.

Vêtement biologique

Les pour : 100 % fibres naturelles, confort, moins allergène
Les contre : coût élevé, gammes encore peu étendues, manque d’accessibilité et de visibilité
Environnement  : l’industrie textile biologique a recours à l’agriculture biologique pour la production de ses vêtements. C’est à dire qu’elle utilise uniquement des pesticides et des engrais naturels pour les matières premières. Les textiles sont transformés sans traitement chimique (sans chlore notamment) et teintés avec des produits dépourvus de métaux lourds.L’industrie textile bio contribue aussi à préserver la biodiversité en utilisant notamment des semences traditionnelles de coton et en excluant pesticides et OGM. Les méthodes d’irrigation sont artisanales consommant moins d’eau que les méthodes d’irrigation intensives.

Il existe différents types de tissus biologiques :

  • la laine vierge dont les fibres isolent parfaitement du froid,
  • le bambou dont les fibres sont douces, hydrophiles et anti-odeurs,
  • le coton bio récolté à la main, plus respectueux des peaux sensibles,
  • le chanvre bio,
    antibactérien et résistant. Il pousse tout seul, sans engrais, et n’abîme pas les sols.
  • le lin bio : frais et élégant,
  • la soie naturelle et bio : à la fois noble et solide.

Certaines entreprises très innovantes ont développé de nouvelles matières naturelles à base d’algues, de soja, de caséine de lait etc.

Les  labels qui garantissent l’origine biologique du coton :

  • le label EKO de Skal, principal organisme certificateur de la mode éthique en France pour les vêtements des marques Ideo ou encore Ethos,
  • le label Oko-Tex standard 100 qui garantit aux consommateurs des produits textiles irréprochables pour la santé
  • le label Naturtextil de IVN (Association Internationale des Textiles Naturels).

Parmi les organismes de certification du coton bio, on peut citer :

  • DEMETER : organisme certificateur de l’agriculture biodynamique,
  • IMO : organisme de certification des matières premières reconnu sur le plan international,
  • IFOAM : Fédération Internationale des Mouvements d’Agriculture Biologique.

Gamme  : les gammes de vêtements biologiques sont beaucoup moins larges que les vêtements classiques. Il est encore très difficile de trouver une paire de chaussettes ou des sous-vêtements en coton bio ! Les gammes sont donc encore peu développées. Toutefois, le bio se fait une place dans la mode et rime de plus en plus avec esthétisme. Les gammes sont donc probablement sur la voie de l’extension.

Confort  : la fibre 100 % biologique est en principe plus douce et plus souple mais n’est pas significativement plus agréable à porter qu’un vêtement classique, elle laisse cependant mieux respirer la peau et est moins propice aux irritations.

Santé : l’absence de produits chimiques dans la fabrication du textile bio permet de limiter réellement les risques d’allergies et de dermatites surtout chez les jeunes enfants et les bébés.

Prix : les vêtements en textile biologique sont souvent plus chers que leurs homologues classiques. Il faut compter entre 15 et 30 euros en moyenne le tee-shirt labellisé bio.

Le verdict consoGlobe

Vêtement classique : 4 / 10
Vêtement biologique : 7 / 10

Les textiles synthétiques font partie de nos vies depuis notre plus tendre enfance. Nous avions tous un tee-shirt ou une paire de chaussettes (aux composés chimiques) préférés ! Mais il faut admettre que chaque étape de la vie d’un tel vêtement est très mauvais pour l’environnement, voire pour la santé des plus fragiles d’entre nous.

De la culture des matières premières qu’ils nécessitent à leur confection, les vêtements que nous portons actuellement contribuent de manière significative à la pollution de notre bonne vieille planète (déchets, pétrole, substances chimiques en tout genre, grandes consommations d’eau et d’énergie, colorants, recyclage difficile des textiles etc).

Vêtement bio

Il est donc temps de passer aux textiles biologiques ! Souvent critiqués pour leur prix, leur manque d’originalité ou de visibilité, les vêtements en fibres bio ne connaissent pourtant pas la crise. Nous sommes de plus en plus nombreux à être séduits par la combinaison mode/écolo.

Tant mieux, les gammes s’élargissent, les prix baissent doucement mais sûrement (quoique certains vêtements bio ne sont pas plus chers que des vêtements de marque) et les produits sont de plus en plus accessibles. En plus, les textiles bio sont meilleurs pour les peaux sensibles !

Les vêtements en chiffres

  • Les vêtements représentent environ 4,9 % des dépenses du consommateur (chiffre pour 2005)
  • En moyenne 1 personne dépense par an : 600 euros en layette (0-1 an), 355 euros en vêtements enfants (2-14 ans), 345 euros en vêtements hommes et 534 euros en vêtements femmes (chiffres pour 2002)

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4 commentaires Donnez votre avis
  1. Bonjour,
    le coton bio est vraiment le plus adapté pour la peau fragile des bébés. Jeune maman soucieuse du bien être de mon bébé et qui aime la mode classique, j’ai beaucoup cherché le temps de ma grossesse. Je peux vous recommander les vêtements de Living Crafts : doux et ludiques. Testés et approuvés ! Aussi certainement par d’autres mamans !

  2. Depuis 20 ans que je connais les vêtements bio, j’ai vu passer les tissus les plus beaux , les modèles branché, classiques, dernière mode, confort sportif, un vrai plus pour protéger les enfants…
    Et quand on fait le compte de la qualité et du prix , très interessant. Où étiez vous alors quand çà ne se vendait pas assez…
    Je pense pouvoir me permettre de vous donner le nom pour lequel j’ai oeuvré longtemps, à titre bénévole; Fibris: un site, une boutique à Paris et avant: 20 ans de salons bio…

  3. les vetements bios c’est une bonne chose mais je vois beaucoup de vetements bizarre genre un peu hippie et les fomres je n aime pas du tout , on ne trouvera pas des leggins bio ou de doudoune bio genre classe ou romantique comme chez zara ou ailleurs…j en ai deja regarder mais pour le moment , je ne trouve pas a mon gout , et faut trouver la bonne adresse y compris par internet, j ai de l espoir de trouver car je cherche souvent y compris pour mes enfants j y pense ..

  4. le bio revient plus cher mais j’achète une chemise de temps en temps donc j’essaye de la prendre en bio

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