Les vers de cire, nouvelle arme contre les déchets plastique ?

Lueur d’espoir face à l’accumulation sur notre planète de plastiques en tout genre, les vers de cire sont capables d’en manger et le digèrent bien, annoncent des chercheurs de l’Université de Brandon, au Canada.

Rédigé par Anton Kunin, le 9 Mar 2020, à 10 h 51 min

Le ver de cire (également appelé la « fausse teigne de la cire ») est capable de se nourrir de plastique. Mieux encore, plus il en mange, mieux il le digère.

Ingérer du plastique pour produire de l’éthylène-glycol, le ver de cire en est capable !

À ce jour, la science connaît trois espèces de vers capables de manger du plastique : il s’agit de plodia interpunctella, tenebrio molitor et galleria mellonella. Dans une étude publiée dans la revue Proceedings of The Royal Society B(1), des chercheurs américains s’intéressent particulièrement à cette dernière espèce, également appelée « ver de cire » ou la « fausse teigne de la cire ». Ce parasite des ruches est capable de manger du polyéthylène basse densité (PEBD). C’est ce plastique qu’on utilise pour fabriquer des sacs, des contenants de type Tupperware, ainsi que certaines parties d’ordinateurs et d’emballages TetraPak. Par ailleurs, plus la densité du plastique est moindre, mieux les vers de cire peuvent le digérer.

Le ver de cire est un parasite des ruches ©Lipatova Maryna

En mangeant du PEBD, les vers de cire produisent de l’éthylène-glycol, un liquide incolore et indolore, qui est d’ailleurs déjà produit par l’homme à l’échelle industrielle pour être utilisé en tant que réfrigérant des véhicules à moteur et dégivrant pour les avions.

Plus le ver de cire mange de plastique, mieux il le digère

Au cours de leurs travaux, les chercheurs ont découvert que non seulement le ver de cire est capable de produire des bactéries qui dissolvent le plastique, mais aussi que cette dissolution est la plus efficace quand elle a lieu dans le système digestif de ce ver. Le même environnement microbien, pris séparément, en conditions de laboratoire, ne donne pas le même résultat. Selon les chercheurs, cela est lié au fait que le système métabolique tout entier du ver de cire participe à ce processus.

Autre trouvaille intéressante : trois jours après avoir commencé à manger du plastique, les vers de cire s’habituent et génèrent davantage de bactéries qui le dissolvent, comparé aux vers de cire qui ont une alimentation naturelle ou ceux qui ont été privés de nourriture.

Illustration bannière : ver de cire ©Kuttelvaserova Stuchelova

Références :
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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

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