Pourquoi faut-il tester l’eau de son aquarium et comment faire ?

Vous vous découvrez une vocation d’aquariophile ? À surveiller pour maintenir un environnement favorable à la santé de vos poissons : la qualité de son habitat ! Comment tester l’eau d’un aquarium et pourquoi c’est important ?

Rédigé par Étienne Vergne, le 12 Aug 2018, à 15 h 20 min

Envie d’une présence relaxante dans votre salon ? Plutôt que la télé, vous préféreriez optez pour la lumière et les couleurs chatoyantes d’un aquarium. Même si le concept paraît simple à première vue, votre petit monde aquatique réclamera beaucoup de soins et d’attention. En particulier, en ce qui concerne la composition et la qualité de l’eau qui joueront sur le bien-être de votre guppy ou de votre poisson rouge.

Pourquoi et comment contrôler la qualité de l’eau de son aquarium ?

Ça y est vous êtes prêt(e) à installer votre premier aquarium ! Vous vous êtes procuré un bac, et tout le matériel adéquat (filtre, pompe, lumière, chauffage, support, décors…), vous avez choisi l’endroit où vous voulez l’installer (il sera impossible à bouger une fois plein) et introduit vos poissons. Toutefois, un aquarium étant un milieu fermé, il va falloir surveiller et entretenir l’eau pour éviter à vos nouveaux pensionnaires le calvaire d’un habitat saturé en nitrates… Renouvellement régulier de l’eau, nettoyage des filtres, des vitres, et des décors, un entretien régulier est essentiel.

tester eau aquarium

© gemmiti

De nombreux facteurs peuvent altérer la qualité de l’eau d’un aquarium. L’eau qui sort de nos robinets par exemple, peut représenter un danger pour les poissons, puisqu’elle contient du chlore qui affecte les branchies et les tissus sensibles des poissons.

D’autre part, l’environnement d’un aquarium évolue constamment : nourrissage, arrivée de nouveaux poissons, gestes d’entretien régulier, etc., peuvent avoir un impact non négligeable sur la qualité de l’eau.

Voici donc quelques conseils de base pour apprendre à tester l’eau de votre aquarium et rendre vos poissons rouges, ou autres, heureux.

Que faut-il contrôler ?

Les conditions de vie des poissons ou des plantes en aquarium dépendent de plusieurs paramètres.

 Le taux d’acidité

Tout bon aquariophile devra contrôler au moins une ou deux fois par semaine le pH (potentiel hydrogène) pour mesurer l’acidité de l’eau. Pour rappel, un liquide sera considéré comme acide pour un pH inférieur à 7, neutre s’il est égal à 7 et basique (ou alcalin) en dessous de ce seuil. De manière générale, les eaux douces sont plutôt acides.

Gardez à l’esprit que l’acidité idéale évoluera d’une espèce à l’autre.

  • Vivipares : 7,0 à 7,6

  • Rasboras : 6,2 à 6,8

  • Tétras : 6,2 à 6,8

  • Poissons-chats d’Amérique du Sud (par exemple les corydoras) : 5,8 à 7,0

  • Cichlidés africains : 7,8 à 8,5

  • Poissons rouges et koïs : 7,0 à 7,5

  • Cichlidés d’Amérique du Sud : 6,2 à 6,8

Avant de remplir votre aquarium, il vous faudra tester l’eau du robinet . Le résultat conditionnera le choix des espèces.

La variabilité du pH dépend de deux autres éléments : les carbonates et les bicarbonates. Leur quantité TAC (Titre Alcalimétrique Complet) se mesure en KH. En jouant sur le KH par ajout de CO2, il est possible de diminuer ou d’augmenter le pH de l’aquarium.

Comment démarrer un aquarium ?

Versez l’eau doucement avant de mettre en route la pompe, la lumière et le chauffage. Placez ensuite les plantes et les ornements. N’introduisez pas les poissons tout de suite ! Testez d’abord l’eau de l’aquarium pour respecter le cycle de l’azote c’est à dire le procédé par lequel des bactéries transforment les composés azotés.

Deux types de bactéries se développeront dans votre aquarium : les nitrosomonas et les nitrobacters. Leur développement s’accompagnera de l’apparition d’ammoniaque causés par les déchets des plantes.

Les nitrosomonas se reproduisent toutes les huit heures et transformeront cet ammoniac en nitrites (NO2) mortels pour les poissons. Au bout de dix jours, interviennent les nitrobacters qui convertiront ces nitrites en nitrates (NO3) a priori inoffensifs pour les poissons sauf en grande quantité.

L’achat d’un renforçateur biologique vous permettra d’introduire des souches de ces bactéries. Quand le taux de nitrites sera proche de zéro, vous pourrez introduire vos poissons.

La dureté de l’eau

La dureté correspond à la teneur en minéraux de votre aquarium (sodium, potassium, magnésium, calcium,…). L’indice de mesure est le GH qui devra être contrôlé en même temps que le pH. Une eau dite douce présentera un GH inférieur à 11. Celui d’une eau moyenne évolue entre 11 et 16. Une eau dure lorsque dépasse le seuil des 16.

La dureté, l’acidité et la teneur en nitrites de votre aquarium devront être contrôlées chaque semaine © tetiana_u

La concentration en nitrites et en nitrates

La teneur en nitrites (NO2) devra être contrôlée une fois par semaine. Sa concentration devra être la plus faible possible. Au-delà de 0,25 mg/l, vos poissons seront en danger. Son augmentation peut s’expliquer par un surplus de nourriture ou la défaillance d’un filtre. Dans cette situation, le mieux sera de changer les 2/3 de l’eau avant de l’aérer abondamment.

Les nitrates (NO3) se contrôlent une fois par mois. Une concentration trop importante stressera les poissons ou affaiblira leurs défenses immunitaires. Il est important de veiller à maintenir un taux de concentration inférieur à 50 mg/l.

Le taux d’ammoniac se mesure pour vérifier le fonctionnement d’un filtre biologique. Il faudra le contrôler une fois par semaine en même temps que le pH.

Tous ces tests peuvent s’acheter en kit dans les jardineries.

Illustration bannière : Les poissons rouges ont besoin de beaucoup d’espace © Hans
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