PFAS dans l’eau du robinet : place au principe du pollueur-payeur

Dès le 1er septembre 2026, les entreprises pollueuses devront s’acquitter d’une redevance de 100 euros pour 100 grammes de PFAS rejetés dans l’eau.

Rédigé par , le 1 Sep 2026, à 10 h 24 min
PFAS dans l’eau du robinet : place au principe du pollueur-payeur
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Les « polluants éternels », ces molécules largement utilisées par l’industrie finissent bien souvent dans les eaux à proximité des sites industriels. À tel point que, dans certains endroits de l’hexagone, on en vient à interdire l’usage de l’eau du robinet, et à investir dans de coûteux dispositifs de dépollution.

Un coût de 2 milliards d’euros par an

C’est pourquoi, à compter du 1er septembre, le principe du pollueur-payeur entre en vigueur afin que les industriels participent au financement de la dépollution. Une mesure dont l’entrée en application avait été repoussée bien des fois. Mais désormais, enfin, les industriels dont les usines rejettent des PFAS dans l’eau devront s’acquitter d’une redevance fixée à 100 euros pour 100 grammes rejetés. Selon un récent rapport de l’Inspection générale des finances consacré aux coûts de la dépollution des réseaux d’eau potable contaminées, cette nouvelle taxe devrait avoir un « rendement limité » cette année : environ 10 millions d’euros.

Pourtant, selon ce même rapport, il faudrait mobiliser « environ 2 milliards d’euros par an à court terme«  pour une véritable dépollution. Un chiffre qui pose question quant à l’efficacité effective de cette nouvelle règle du pollueur payeur. Les sommes demandées sont-elles bien suffisantes ? Il faut dire que non seulement seules 28 molécules ont été retenues, mais aussi que toutes les émissions de PFAS dans l’air ont été écartées.

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Un cadeau fait aux industriels

Par ailleurs, cette mesure « fixe l’obligation de surveillance de ces rejets dans l’eau à une fois tous les cinq ans, pour les industriels qui émettent moins de 2 kg par an, soit la majorité des cas ». Le principe de redevance ayant mis 19 mois à être mis en place après la promulgation de la loi sur les PFAS, les principaux émetteurs ont eu le temps de mettre en place des solutions afin de limiter leurs rejets. Une bonne chose sur le fond, mais pas sans conséquence sur le rendement de la taxe.

D’ailleurs, si elles mettent en place un traitement d’épuration des eaux, les entreprises pourront par ailleurs bénéficier d’un abattement de 80 %. Un véritable cadeau aux industriels pollueurs qui laisse à penser que tout a été fait pour que ceux-ci paient finalement le moins possible. Contrairement aux collectivités et aux contribuables confrontés à ces polluants éternels…


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