Réchauffement climatique. Le méthane en remet une couche

Rédigé par Consoglobe, le 21 Apr 2009, à 11 h 07 min

Un article paru dans le New Scientist fait une mise au point sur le réchauffement aux hautes latitudes. En effet, la température moyenne y a augmenté de 2°C par rapport aux années 1951-1980, qui ont connu une nette fonte de la banquise.

Contrairement à cette dernière qui est un très bon réflecteur de la lumière solaire, les surfaces de mer dégagées de la glace sont très absorbantes et se réchauffent donc rapidement. Un réchauffement qui s’étend aux continents avoisinants (Canada, Groenland, Norvège, Sibérie …) jusqu’à plus de 1000 km vers l’intérieur.

Le permafrost, “bombe à retardement”

glace - réchauffement - consoGlobe

Une conséquence de ce réchauffement déjà bien visible est cette portion de sol appelée “permafrost” qui est entrain de fondre alors qu’elle n’a jamais dégelé depuis la dernière glaciation qui s’est achevée il y a 10 000 ans. Cette fonte provoque la dégradation rapide du sol et de tout ce qui a été bâti dessus…

  • La concentration atmosphérique de méthane avait augmenté de 150 % depuis le début de l’ère industrielle, avant de se stabiliser il y a une dizaine d’années.
  • En 2007, elle a recommencé à augmenter.

Mais les répercussions peuvent être bien pires  : le permafrost contient des quantités très abondantes de carbone (évaluées à 16 000 milliards de tonnes), dont une part non négligeable pourrait être libérée dans l’atmosphère si la fonte de ce permafrost persiste.

Une bonne partie de ce carbone est sous forme de méthane (CH4), un gaz à effet de serre 62 fois plus “pertinent” pour l’effet de serre, que le dioxyde de carbone(CO2).

Une hausse du méthane atmosphérique aura pour conséquence d’accentuer le réchauffement et d’accélérer la fonte du permafrost.

De plus, dans ce sol dégelé, qui possède de grandes quantités de carbone organique, la vie bactérienne va recommencer, accélérant son réchauffement par la chaleur qu’elle diffuse, et provoquant l’émission de quantités supplémentaires de CO2 et de CH4, et donc, une fois de plus une accélération du réchauffement.

Par ailleurs, les zones humides vont abondamment s’amplifier comme conséquence de cette fonte, zones qui sont des sources naturelles importantes de méthane. Et si le réchauffement s’étend jusqu’aux sédiments, peu profonds, des mers voisines, le méthane risque de dégazer rapidement, entraînant encore une accroissement du réchauffement.

On suspecte les émissions par le permafrost partiellement fondu en Sibérie à la fin de l’été 2007.

La signature du manifeste et les adhésions sont possibles sur le site de Sauvons Le Climat :
http://www.sauvonsleclimat.org

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La suite : certaines politiques anti réchauffement remises en question

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1 commentaire Donnez votre avis
  1. véritable bombe à retardementq que ce méthane!!!

    une fois l’action du méthane enclenchée, plus rien ne l’arrêtera,

    le méthance ce sera un effet boule de neige;

    courage l’Homme devra se remettre en question, il en va de sa survie

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