Réchauffement climatique : le mérou géant arrive en Nouvelle-Zélande

Un nouvel indice vient prouver que le réchauffement des océans influe directement sur la vie sous-marine. Dernier exemple en date, la présence inédite de mérous géants dans les eaux de Nouvelle-Zélande.

Rédigé par Maylis Choné, le 30 May 2018, à 9 h 50 min

Le mérou géant vit habituellement dans les eaux australiennes et plus particulièrement au large de l’état du Queensland. Ce n’est plus une vérité absolue…

Le mérou géant observé en Nouvelle-Zélande

C’est une première. Le mérou géant, appelé aussi Queensland groper, a été vu le 27 mai au large de la côte néo-zélandaise, et plus précisément autour de l’épave du HMNZ Canterbury dans la baie des îles, à plus de 3.000 kilomètres de son lieu de vie habituel. Jusqu’à présent, ce gros poisson vivait surtout dans les eaux plus favorables d’Australie. Le mérou géant n’aime pas l’eau froide, alors qu’est-ce qui a bien pu le décider à migrer ?

Des poissons tropicaux nageant autour d’une épave © Ian Scott

Notons qu’il n’est pas le seul a avoir entrepris le voyage. Plusieurs espèces de poissons tropicaux rares ont également été observées loin de leur habitat d’origine. En cause, le réchauffement de plusieurs degrés de la température de l’océan ces derniers temps. Des records, si l’on en croit les scientifiques, qui affirment que la température de l’eau a augmenté de trois degrés en moyenne cette année.

Six degrés supplémentaires dans certaines régions

L’Institut national de recherche sur l’eau et l’atmosphère a publié ses derniers chiffres : en janvier, la température moyenne atteignait 20,3°C, trois degrés au-dessus de la normale. Le réchauffement de trois degrés est une moyenne : au large de certaines côtes de Nouvelle-Zélande, la température a augmenté de six degrés  !

Le sergent-major, lui-aussi, se déplace © iliuta goean

Cette vague de chaleur marine enregistrée cette année est inédite et inquiétante pour la survie de certaines espèces d’une part et l’équilibre de la faune et de la flore d’autre part. Si ce réchauffement attire certaines espèces, comme le mérou, les martins-pêcheurs, les anguilles de jardin, les sergent-majors et les méduses à crinière de lion, il pourrait sans doute causer la mort ou le départ de certaines autres, incapables de s’adapter à ces degrés supplémentaires.

Illustration bannière : Mérou géant – © Ian Scott
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3 commentaires Donnez votre avis
  1. houps – napoléon ….
    désolé, on ne peut pas corriger.

  2. Le poisson en photo n’est pas un mérou géant ( epinephelus lanceolatus ), c’est un napoléon ( cheilinus undulatus ).

    • Heu … non plus ! c’est un perroquet à bosse !

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