En 2017, le climat s’est (encore) emballé… Même plus besoin d’El Niño pour ça !

2017 aura été l’année la plus chaude de l’histoire moderne et les conséquences de cette surchauffe sur le climat sont tout simplement catastrophiques.

Rédigé par Paul Malo, le 2 Aug 2018, à 10 h 20 min

Notre planète est en surchauffe et les conséquences ont encore une fois été dramatiques l’an passé. Le dernier rapport annuel de la National Oceanic and Atmospheric Administration est éloquent à ce sujet.

L’année la plus chaude de l’histoire moderne

C’est un fait : 2017 aura été l’une des trois années les plus chaudes de l’histoire moderne, se classant après… 2015 et 2016. Fruit du travail de plus de 500 chercheurs de 65 pays, le dernier rapport en date de cette agence fédérale américaine, en charge d’observer l’atmosphère et les océans, est paru le 1er août 2018(1).

Après le passage d’El Niño et d’intenses précipitations, le désert d’Atacama au Chili se couvre de millions de fleurs © Ksenia Ragozina

« Les principaux indicateurs continuent de montrer des tendances confirmant un réchauffement planétaire », confirme ce rapport. La concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère a battu des records, au point qu’il n’y a même plus besoin du célèbre phénomène El Niño pour voir les températures affoler les thermomètres.

L’épisode de blanchissement corallien le plus destructeur jamais enregistré

Si les températures moyennes à la surface des océans sont restées légèrement en dessous de 2016, ces trois dernières années ont vu une hausse moyenne de 0,17°C par décennie. Cette chaleur prolongée dans les mers et océans (de juin 2014 à mai 2017) est responsable d’un blanchissement massif des coraux, allant jusqu’à 95 % pour certaines formations coralliennes.

Massif corallien mort © Rich Carey

D’autre part, le niveau moyen de la mer à l’échelle mondiale a atteint le niveau le plus élevé en 25 ans de relevés, soit 7,2 cm de plus que la moyenne de 1993.

Des records absolus de températures moyennes

2017 aura connu pas moins de 85 cyclones tropicaux, les pluies extrêmes contrastant, au gré des continents, avec les sécheresses sévères attisant de graves incendies. En Arctique comme en Antarctique, cela aura été encore une fois une année rouge : l’étendue de calotte glaciaire comme de la banquise, a encore une fois battu des records à la baisse. En mai, elle a atteint son niveau le  plus bas en 37 ans de mesures, perdant 8 % de sa superficie.

Après le passage d’un ouragan à Miami © Lawoowoo

Alors que les quatre dernières années auront été les plus chaudes jamais mesurées, les températures à la surface de la Terre ont excédé de 0,38°C à 0,48°C la moyenne de la période 1981-2010. Nombre de pays ont enregistré des records absolus de températures annuelles moyennes, avec une pointe à  53,5°C observée en août dans l’Ouest du Pakistan.

Bref, « la maison brûle et nous regardons ailleurs », avait jadis déclaré un président français…

Illustration bannière : Ouragans Irma José et Katia dans les Caraïbes et l’Atlantique – © lavizzara
Références :
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