Aux États-Unis, la pollution fait croître le nombre de visites aux urgences

Des scientifiques américains ont vérifié, sur un très large échantillon de personnes, le lien entre taux de particules dans l’air et l’évolution de la fréquentation des services d’urgences pour des problèmes pulmonaires et respiratoires.

Rédigé par Maylis Choné, le 22 Jan 2019, à 11 h 30 min

Les visites aux urgences varient en fonction de différents facteurs, des épidémies, des saisons, des virus, etc. On sait désormais que la pollution de l’air influence aussi largement le nombre d’entrées aux urgences.

+ de pollution = + de visites aux urgences

L’étude menée par des chercheurs américains de l’université du Nevada et publiée dans la revue  American Journal of Respiratory and Critical Care Medicin(1), permet de réaliser dans quelle mesure la pollution de l’air joue directement sur notre santé pulmonaire et respiratoire.

Los Angeles par un beau matin ensoleillé © HildaWeges Photography

Pour preuve : le nombre d’entrées aux urgences les jours de forte pollution dans 894 comtés soit 45 % de la population américaine.

Le principe de l’étude est simple : il s’agissait de compter le nombre d’entrées aux urgences pour des troubles respiratoires les jours qui ont suivi des épisodes de fortes pollutions de l’air à l’ozone. Les patients sont répartis en trois catégories, les moins de 19 ans, les moins de 65 ans et les plus de 65 ans.

Asthme, infections respiratoires aiguës, BPC et pneumonie

Si toutes les catégories consultent les urgences, les résultats de ces travaux permettent de constater que les personnes de plus de 65 ans sont les plus touchées par ces troubles respiratoires liés à la pollution, comme l’asthme, les infections respiratoires aiguës, les bronchopneumopathies chroniques (BPC) et les pneumonies.

La pollution influerait sur l’activité des services d’urgences. ©Syda Productions

Les enfants, eux, sont touchés plus particulièrement lorsque le taux de particules fines de 2,5 microns de diamètre est élevé dans l’atmosphère (PM 2,5) : ces particules qui pénètrent en profondeur dans les poumons et qui constituent, avec l’ozone, les deux formes de pollution les plus fréquentes aux États-Unis, notamment.

Illustration bannière : trop de pollution et plus de problèmes respiratoires – © leungchopan
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. « …plus de pollution impacte le nombre de visites aux urgences »
    Que c’est mal exprimé !
    Déjà, ce n’est pas un « impact » (utilisé à toutes les sauces) mais une conséquence !
    Une phrase plus compréhensible aurait pu se traduire ainsi: « l’accroissement de la pollution augmente le nombre de visites aux urgences ».
    Il n’est pas interdit de trouver des synonymes plus justes mais avec des mots à la mode, utilisés n’importe comment, ça évite de se creuser la tête !!!

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