Le Plasma Rock, un matériau révolutionnaire fabriqué à partir de déchets

Grâce à une technique de chauffage à très haute température, les déchets permettent d’obtenir une roche qui peut faire l’objet de créations.

Rédigé par Perrine de Robien, le 30 Sep 2017, à 8 h 00 min

Une artiste néerlandaise s’est lancée dans la création d’objets fabriqués à partir d’une roche obtenue en utilisant un procédé particulier pour la combustion des déchets : la gazéification au plasma. Son objectif est la sensibilisation du public sur la valorisation des déchets.

Une roche fabriquée à partir de déchets : le Plasma Rock

Le procédé de gazéification au plasma est une manière de valoriser les déchets en se servant d’un gaz ionisé pouvant atteindre 10.000°C. Grâce à un chauffage à très haute température, les déchets composés en matière telle que l’amiante, le verre ou la céramique se transforment en une matière rocheuse.

plasma rock

Du plasma rock ©Extrait vidéo

Cette roche, aussi appelée « Plasma Rock« , peut ensuite être exploitée en tant que matériau de construction. Mais une jeune designer néerlandaise lui a trouvé une autre utilisation.

100 kg de déchets pour obtenir 20 kg de « Plasma Rock« 

Inge Sluijs a décidé d’exploiter les déchets, qu’elle considère comme une « vraie mine d’or« . Elle estime que « le gaspillage devient un matériau quand il a une fonction« . Pour l’artiste, le Plasma Rock appartient à « une nouvelle période géologique » marquée par l’influence de l’homme sur l’environnement, le climat et l’écologie.

Selon Inge Sluijs, il s’agit d’une « renaissance des déchets« , puisque ces derniers peuvent être transformés en biens de consommation respectueux de l’environnement. D’après ses estimations, 100 kg de déchets permettent de créer 20 kg de Plasma Rock.

Des déchets qui deviennent un atout grâce à leur valorisation

La designer crée entre autres des vases fabriqués à partir de Plasma Rock réduit en poudre. Les déchets entrant dans la composition de cette roche proviennent de la décharge d’East Tilbury située dans l’Essex, en Angleterre, où ils permettent de créer des objets vendus en tant que souvenirs de la région. Une manière, pour la créatrice, de « boucler la boucle« .

À travers ses créations, Inge Sluijs espère sensibiliser le public non seulement sur le potentiel du Plasma Rock, mais aussi faire réaliser comment les déchets finissent par devenir un atout grâce à leur valorisation.

Illustration bannière : Plasma Rockk – © Inge Sluijs
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2 commentaires Donnez votre avis
  1. Euh… oui

    J’ai deux sources d’inquiétude concernant cette technologie… Certes le résultat semble convaincant. Cependant où vont les 80% de masse de déchet non transformés en « Plasma Rock ». Quelle quantité d’Energie est elle nécessaire pour ioniser et élever un gaz à 10 000°C et à quel débit pour traiter un kilogramme de déchet. question: n’y a t’il pas un souci dans le bilan de l’opération sorti de l’idée de faire du beau dans une galerie d’art sponsorisée par un greenwashing fan?

    • Je suis tout à fais d’accord avec vous , 10 000°… C’est une chaleur astronomique qui doit demander énormément d’énergie

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