Enfin une victoire : la pêche du rorqual boréal au Japon déclarée illégale

La pêche du rorqual boréal à des fins dites scientifiques, ne sera plus autorisée au Japon.

Rédigé par Paul Malo, le 3 Oct 2018, à 10 h 25 min

C’est une victoire pour ses défenseurs : la pêche du rorqual boréal ne sera plus autorisée au Japon, vient enfin d’annoncer le CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) !

Une pêche du rorqual boréal à des fins commerciales

Finie la mauvaise foi, place à la protection. Le rorqual boréal vient d’être ajouté à l’appendice du CITES, ce qui signifie l’interdiction immédiate du commerce des produits qui en étaient jusque-là extraits. Le Japon va donc devoir mettre fin à l’importation et à la vente de produits à base de rorqual boréal. Son programme de pêche controversé, prétendument scientifique, dans le Pacifique Nord vient d’être déclaré illégal.

Les vraies raisons de la pêche à la baleine © De Repente

Lors du 70e congrès annuel du CITES à Sochi en Russie, ses membres ont déclaré à l’unanimité que le Japon agissait en violation de la convention, en livrant des milliers de tonnes de rorqual boréal à des fins commerciales. Chaque année, les pêcheurs japonais pêchent 134 rorquals, soit 1.500 sur les 16 dernières années. Le rorqual est le troisième animal le plus gros de la planète.

Une question de crédibilité

« C’est une victoire significative pour ses défenseursPendant seize ans, le Japon a importé et vendu du rorqual, cette violation des règles du CITES doit cesser », estime Matthew Collis, directeur de l’International Fund for Animal Welfare (IFAW). Pour Sue Fisher, consultante pour le compte du Animal Welfare Institute, « Rien de moins qu’interdire cette exploitation commerciale à grande échelle par le Japon, sous un prétexte de recherche, n’aurait suffi. Les conséquences auraient été dévastatrices, non seulement pour l’espèce, mais aussi pour la crédibilité du CITES ».

Le rorqual boréal, le 3e plus grand mammifère marins © jo Crebbin

« Il est clair que le Japon est du mauvais côté en termes d’exploitation des espèces naturelles, estime Mark Simmonds, Senior Marine Scientist, au sein de Humane Society International. Maintenant, à ce pays de suivre les instructions qui lui ont été transmises, de faire face à des conséquences sérieuses. »

Illustration bannière : Harpon utilisé pour la chasse à la baleine – © wdeon / Shutterstock
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