Pas de produits nocifs dans les jouets en plastique des enfants

Une étude de l’ANSES vient de se pencher sur les substituts de phtalates qui composent les jouets en plastique. Conclusion : presque pas de danger pour les enfants.

Rédigé par Sybille de la Rocque, le 5 Oct 2016, à 9 h 40 min

Jusqu’à récemment, les fabricants de jouets utilisaient des phtalates dans la composition de leurs plastiques. Ces substances, qui permettent d’assouplir cette matière, ont été reconnues comme étant des perturbateurs endocriniens et sont aujourd’hui interdites dans l’Union européenne.

Des substituts de phtalates pour fabriquer les jouets en plastique

Plusieurs substituts aux phtalates sont donc utilisés pour les remplacer. L’ATBC, le DINCH, le DEHTP, le TXIB et le DOIP entrent désormais dans la composition des jouets de nos enfants.

Ces substances viennent de faire l’objet d’une étude menée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) qui s’est auto-saisie du sujet, afin d’évaluer les risques du contact à ces produits des enfants en bas âge, qui ont l’habitude de porter leurs jouets à leur bouche.

jouets pour bébé, jouet en plastique

Une substance soulève encore quelques questions

Les conclusions de l’Anses sont plutôt encourageantes pour les parents. « Pour quatre d’entre eux (ATBC, DINCH, DEHTP, TXIB), au vu des connaissances actuellement disponibles, les résultats de l’expertise de l’Anses ne mettent pas en évidence de risques sanitaires pour les enfants de moins de 3 ans », indique l’agence dans un communiqué.

La confiance est donc de rigueur, bien que l’organisme émette encore un doute sur la cinquième substance, le DOIP. Pour ce dernier, précise l’ANSES, « l’évaluation des risques n’ayant pu être conduite par manque de données disponibles (classement en cours d’examen dans le cadre du règlement REACH), l’Agence recommande de ne pas l’utiliser dans les jouets et équipements en matière plastique, sans avoir au préalable acquis des connaissances sur sa toxicité ». De nouvelles études seront menées pour confirmer la toxicité, ou non, de cette dernière substance.

D’une manière générale, l’ANSES recommande au cours de son étude, de mettre en place des protocoles stricts, pour que chaque nouvelle substance fasse l’objet d’analyses approfondies avant qu’elles n’arrivent sur le marché, et dans la bouche des enfants.

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