Le secret du parfum de la reine de Saba percé à jour

C’était l’un des grands mystères dont l’Homme n’avait pas encore percé le secret : l’odeur typique de l’encens. Utilisé depuis des millénaires, puisqu’on en retrouve la trace dès le IVème millénaire avant J.C., la composition de ce parfum typique n’était pas encore connue, ce qui en privait les parfumeurs, bien évidemment. Une équipe de chercheurs français a enfin trouvé la solution de cette odeur si particulière.

Rédigé par Valérie Dewerte, le 13 Oct 2016, à 10 h 25 min

Les recherches de l’équipe de Nocolas Baldovini ont porté leurs fruits et les résultats ont été publiés dans la revue scientifique allemande Angewandte Chemie International Edition. Un succès franco-français obtenu à l’institut de chimie de Nice, qui est justement spécialisé dans les parfums. Ce n’est pas étonnant : dans l’arrière-pays niçois, on trouve tout de même les plus grandes parfumeries du monde et, surtout, Grasse, capitale mondiale du parfum.

L’odeur d’encens pourra devenir un parfum

Ces parfumeries pourront enfin ajouter un ingrédient unique qui leur était interdit car inconnu : l’essence de l’odeur de l’encens. Une odeur typique des cérémonies religieuses, mais appréciée aussi dans le monde entier pour parfumer la maison.

Cette senteur provient de l’oliban, une gomme-résine venue des arbres Boswellia, qui poussent aux abords de la Mer Rouge. Ça, ce n’était pas un secret : la recette de l’encens, on la connaît depuis des millénaires.

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La fabrication d’un parfum

Une concentration en parfum infime difficile à déceler

Ce qui jusqu’à présent, a empêché les parfumeurs d’utiliser le parfum d’encens, c’est qu’ils ne connaissaient pas la composition chimique qui rendait cette odeur si caractéristique. C’est toute la prouesse des recherches de Nicolas Baldovini, qui a réussi à identifier les composants chimiques de l’encens, concentrés à seulement 100 parties par million dans l’huile et 10 parties par million dans la résine. Une concentration infime pour une odeur extrêmement puissante.

Après une recherche acharnée et l’utilisation de pas moins de trois kilos d’huile essentielle d’encens de Somalie, et une utilisation poussée de leur odorat, les chercheurs ont finalement identifié les molécules recherchées. Leur nom scientifique ? Des « acides (+)-trans- et (+)-cis-2-octylcyclopropane-1-carboxylique » désormais appelés « acides olibaniques ».

Grâce à cette formule chimique, les parfumeries du monde entier pourront adapter leurs formules pour rendre cette odeur typique. Peut-être pas pour un parfum pour dame, mais qui sait… peut-être dans un nouveau parfum d’intérieur ou de lessive ?

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