Ouragan Matthew : Haïti veut éviter le drame de 2010

Haïti a entamé un deuil national de trois jours après le passage de l’ouragan Matthew qui a fait au moins 336 morts. Dimanche dernier, des régions entières restaient encore coupées du reste de pays. Face à ces événements, le drame de 2010 plane encore dans les esprits.

Rédigé par Nathalie Jouet, le 10 Oct 2016, à 10 h 30 min

Quelques jours après le passage de l’ouragan Matthew, Haïti doit faire face à une nouvelle menace : le choléra qui pourrait considérablement augmenter le nombre de victimes. C’est principalement à Port-Salut, ville la plus touchée par la catastrophe, que les craintes sont les plus grandes. Un premier décès lié au choléra a d’ailleurs été enregistré le 9 octobre, dans son unique hôpital.

La crainte du choléra revient en Haïti

Actuellement, neuf autres patients y sont soignés pour cette maladie transmissible par l’eau contaminée. Mi-août dernier, soit six ans après l’épidémie d’octobre 2010, l’ONU a reconnu avoir « une responsabilité morale » envers les victimes du choléra et de leurs familles. Elle a également annoncé qu’elle leur accorderait « une aide matérielle » directe : avec plus de 500 cas de contamination chaque semaine, le pays avait affronter la pire épidémie de l’histoire récente à l’échelle mondiale.

L’économie rurale d’Haïti en danger

Bien que l’aide médicale et alimentaire d’urgence soit indispensable, Mourad Wahba, coordinateur humanitaire des Nations Unies en Haïti, souligne les conséquences à long terme de l’anéantissement de l’économie rurale. La disparition de 80 %, voire de la totalité des plantations agricoles va inévitablement entrainer le déplacement des populations rurales vers les centres urbains.

« Au-delà de la bonne volonté de l’aide, il faut penser à un développement davantage planifié, pouvoir coordonner cette aide et la déplacer là où elle est nécessaire, et pas seulement là où elle est le plus facile d’accès», a déclaré le responsable onusien. Selon lui, permettre aux Haïtiens de gérer eux-mêmes la reconstruction des régions affectées est un impératif afin de ne pas répéter le fiasco de 2010.

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1 commentaire Donnez votre avis
  1. à corriger :
    “le pays avait affronté”

    C’est triste d’être dépendant à ce point d’autres pays, non?

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