Nucléaire : certains Français vont recevoir de l’iode

La France comprend 18 sites nucléaires. Une nouvelle campagne de prévention des risques est en cours autour de ces zones.

Rédigé par Emma Jouve, le 27 Dec 2016, à 10 h 46 min

Les comprimés d’iode servent à protéger la glande thyroïde en cas de contamination radioactive. En France, on en distribue aux personnes qui vivent à proximité d’une centrale nucléaire par exemple.

Le retrait des boîtes d’iode en nette hausse

Malgré l’absence d’incident significatif, le nombre de boîtes de comprimés retirées en pharmacie est en hausse. Cela est dû à une nouvelle campagne de sensibilisation aux techniques de protection en cas d’accident nucléaire. En 2009, on dénombrait pas moins de 320.000 boîtes de comprimés iodés. En 2016, ce chiffre est en hausse de 22 % : ce sont 390.000 boîtes de comprimés qui ont été prises, la consommation des particuliers étant comprise dans ces chiffres. En 2009, ces derniers ont retiré 175.000 boîtes d’iode, contre 190.000 aujourd’hui, soit une hausse de 8 %. Les établissements recevant du public ont, eux aussi, augmenté leur consommation d’iode passant de 6.250 boîtes en 2009 à 20.000 en 2016.

boite d'iode, campagne

Boîte d’iode

 Prévention à 10 km à la ronde des centrales nucléaires

Cette nouvelle campagne d’information et de distribution d’iode à proximité des centrales nucléaires a débuté en février 2016. Toutes les parties prenantes se sont investies : les préfets, les mairies, EDF, les professionnels de santé, les commissions locales d’information…

Dès janvier 2017, des boîtes d’iode seront envoyées aux particuliers habitants dans un rayon de 10 km autour d’une centrale et qui n’ont pas encore retiré leur médicament en pharmacie. Les établissements scolaires sont également inclus dans le dispositif. Dix-neuf zones sont concernées par ce plan. Avec les comprimés, des consignes de sécurité en cas d’incident.

Illustration bannière : Habiter près d’une centrale nucléaire – © Sergio Delle Vedove Shutterstock
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4 commentaires Donnez votre avis
  1. 10 km autour de la centrale, lorsque l’on songe qu’en janvier en février et en mars, en France nous avons eu de l’iode 131, et peut être encore, mais surtout, il ne faut pas le dire, et comme ça tue les cellules… mais pas de comprimés et ces rejets sont dus à une centrale en NORVEGE… bande de criminels, car les dégats sont faits et nous verrons dans quelques années, les problèmes thyroidiens, nodules et autres fleurirent…, comme après Tchernobyl, qui n’était pas non plus à 10 km de chacun de nous… !
    La FRANCE est réellement devenue un pays du Tiers-monde avec des dirigeants qui montrent à quel point ils se moquent du peuple!!! Ne vous inquiétez surtout pas pour eux, ils ont les comprimés à disposition…!

  2. Bonjour
    L’association des comités et commissions locales d’information ANCCLI recommande que les pastilles soient distribuées porte à porte et non simplement mises à disposition chez les pharmaciens, ce qui serait plus efficace.
    Mais par ailleurs il faut systématiquement redire, car ce n’est jamais fait par les pouvoirs publics ni les exploitants nucléaires (ni suffisamment en clair dans l’article) que les pastilles d’iode ne protègent QUE contre la contamination à l’iode 131, et NON contre les autres radioéléments émis en cas d’accident grave : césium, strontium voire plutonium, pour ne citer que les plus connus. Certes l’iode est l’élément le plus fréquemment rejeté en dans la plus grande quantité, est-ce pour autant une raison de passer les autres sous silence ?
    Bonne fin d’année

    • Quand à la video des 6 réflexes, je recommande de la voir, histoire de se rendre compte de la pauvreté des recommandations.
      Qui va convaincre des parents de ne pas bouger, ni d’aller récupérer leurs enfants à l’école, ni de téléphoner à leurs proches pour des nouvelles ?
      Le scénario le plus probable est celui d’une panique bien compréhensible, jetant des gens affolés sur les routes… Que leur diront les gendarmes dépêchés sur place ? De retourner bien sagement chez eux sous peine d’amende ?

  3. Prenons une centrale à 50 km du domicile, un funeste jour suivant, ça arrive de temps en temps, le réacteur tchernobylise, il paraît que c’est impossible en France pourquoi l’iode dans ce cas? Mensonges d’état?, le domicile est sous le vent, quoi faire?
    J’ai déjà demandé si il y avait de l’iode dans les pharmacies, réponse, NON, réponse, peut être à l’hôpital, NON PLUS, quoi faire? foutre le camp le plus vite possible suivant la vitesse du vent et DÉCLENCHEMENT DE L’ALERTE, quand???????????? infos?????????à 90° du lit du vent vers l’arrière pays, jamais vers la mer ( IMPASSE )Soyez résilientxs, pas moutons.

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