La Nouvelle-Zélande met au point une génération de moutons plus ‘propres’

C’est une bonne nouvelle pour ce pays qui compte pas moins de 30 millions de moutons sur ses verts pâturages. Des scientifiques ont mis au point une génération de moutons émettant moins de méthane par leurs rots et flatulences.

Rédigé par Maylis Choné, le 15 Jun 2018, à 10 h 10 min

Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, des scientifiques de Nouvelle-Zélande ont mis au point une génération de moutons qui rejette moins de méthane.

Des moutons qui rejettent moins de méthane, c’est possible

Des scientifiques ont tenté de mieux comprendre le fonctionnement des moutons et notamment les raisons de leurs importants rejets d’un gaz à effet de serre dans l’atmosphère : le méthane. Par leurs rots et leurs flatulences, ces trente millions de bêtes qui vivent en Nouvelle-Zélande – sept fois plus nombreuses que les humains – contribuent fortement au réchauffement climatique.

Les chercheurs ont donc formé un groupe composé de moutons produisant le moins de méthane. Ces derniers se sont reproduits entre eux. Au bout de trois générations, on constate que ces nouveaux moutons rejettent 20 % de méthane en moins. Il y a donc une part non-négligeable d’hérédité.

© Alex Earll

Réduire les rejets par la nourriture

Les moutons issus de cette sélection génétique sont plus maigres que leurs congénères, mangent de plus petites quantité de nourriture et voient leur laine pousser davantage. Les chercheurs pourraient à terme, trouver le moyen de récupérer ce méthane : « C’est un puissant gaz à effet de serre. Alors si vous pouvez capter cette énergie et la mettre dans quelque chose de mieux, cela comporte plusieurs avantages » rapportent nos confrères d’ABC News.

Les chercheurs, parmi lesquels le docteur Philip Vercoe, ont également exploré  l’alimentation des ovins et ont constaté que si leur nourriture comportait une part plus importante d’une plante, l’Eremophila, les émissions de méthane réduisaient de 10 à 15 %. Rappelons qu’en Nouvelle-Zélande, les émissions de méthane des bovins et des moutons équivaut à environ 55 millions de tonnes de dioxyde de carbone.

Illustration bannière : Des moutons en Nouvelle-Zélande – © DmitrySerbin
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3 commentaires Donnez votre avis
  1. Facile de mettre la faute sur les animaux !

  2. Facile de mettre la faute sur les animaux !

  3. « Il y a donc une part non-négligeable d’hérédité. »

    Oui, et au lieu de chercher à faire de même avec les porcs, la prochaine étape sera de faire du mouton grandissant bien que déjà égorgé avant de naître pour mieux répondre aux critères ECONOMIQUES des nouveaux maîtres, non???

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