La non-violence éducative ou la fin de la fessée

Le 30 avril est la journée de la non-violence éducative. L’occasion de parler des méfaits de ce qu’on appelle la ‘violence éducative ordinaire’ à l’égard des enfants, et des manières de l’éviter.

Rédigé par Pauline Petit, le 30 Apr 2016, à 9 h 30 min

 Vers l’interdiction des châtiments corporels ?

La non-violence éducative est un processus d’éducation qui se généralise. La première étape vers celle-ci est l’interdiction des châtiments corporels. Une interdiction déjà établie dans 24 pays, notamment les pays scandinaves, mais toujours en discussion en France.

Une proposition de loi « visant à abolir la violence faite aux enfants » a été proposée le 20 avril dernier par des députés, soutenus dans cette démarche par des médecins et des membres de la société civile. Elle vise à modifier le Code civil pour que, dans le texte sur l’éducation des enfants, soit précisé que celle-ci se fasse « sans recours aux punitions corporelles ».

Toutefois, les pro-fessées sont encore légion et font remarquer qu’une « bonne fessée n’a jamais fait de mal à personne ». Certes, elle ne tue pas, mais contribue toutefois à une attitude de violence en société que l’enfant pourrait reproduire une fois adulte.

Education bienveillante

L’interdiction de la fessée et des châtiments corporels doit être accompagnée d’un processus de sensibilisation des parents à des formes d’éducation bienveillantes : comment expliquer les règles à ses enfants, leur faire comprendre pourquoi ils n’ont pas le droit de faire telle ou telle chose, en le répétant si besoin, calmement et sans infantilisation.

Pour Catherine Dumonteil Kremer, interrogée par l’Express, « il faut persévérer et tenir ses décisions. Ce n’est pas en lui disant une fois qu’il va comprendre. Au départ, il n’en tiendra pas compte, car il veut les choses de tout son être. Mais petit à petit, ça rentre. Cela installe la confiance entre le parent et l’enfant. »

Sans attendre la loi, l’État mène déjà une politique de sensibilisation des futurs parents à une éducation non-violente. Un livret publié en avril dernier explique aux futurs parents que « frapper un enfant (fessées, gifles, tapes, gestes brutaux) n’a aucune vertu éducative. Les punitions corporelles et les phrases qui humilient n’apprennent pas à l’enfant à ne plus recommencer, mais génèrent un stress et peuvent avoir des conséquences sur son développement. »

Un premier pas vers la non-violence envers les enfants, pour aller vers une société plus apaisée ?

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J'ai travaillé dans différents organismes, tous liés de près ou de loin aux questions qui me passionnent : la consommation durable et l'alimentation. J'ai...

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