Nature : 12 lieux magiques à sauver

Rédigé par Consoglobe, le 7 Feb 2007, à 10 h 44 min
  • La Guyane
    Le mercure et le cyanure employés par les chercheurs d’or, les orpailleurs de Guyane, sont en passe d’empoisonner la forêt, l’une des 5 forêts vierges restantes au monde. S’infiltrant dans les cours d’eau et dans les sols, le cyanure et le mercure employés par des milliers de clandestins, vainement chassés par quelques dizaines de gendarmes, intoxiquent la chaîne alimentaire. Les poissons deviennent impropres à la consommation et les indigènes ne peuvent plus les consommer. La biodiversité de cette immense zone à la frontière poreuse est menacée malgré le projet de classer ce territoire en parc national et de sanctuariser le 1/3 sud de la zone. Deux projets en panne et en attente d’officialisation. Pendant ce temps…

  • Le Bassin du Congo
    Depuis la colonisation, 2/3 de la forêt qui moutonnait dans le bassin immense ont disparu. La forêt est écartelée entre des tentatives de préserver la faune et de classer des parcelles ou des zones et les concessions, légales ou pas, accordées aux exploitants. Oublions la guerre du Rwanda et de la RDC, République démocratique du Congo, qui ont ravagé la région. Les pygmées, 250 000 derniers des habitants d’origine de ces forêts, voient leur territoire se réduire comme peau de chagrin et réclament une aide pour s’insérer dans la société dans laquelle ils sont obligés de s’intégrer. Ils réclament également d’être associés aux décisions qui concernent leur habitat, comme celle de construire un oléoduc au Cameroun par exemple.

  • Angkor
    Première destination touristique du Cambodge, la cité de Pierre a déjà souffert de l’exploitation des mines, de l’isolationnisme et du régime Khmer rouge. Mais aujourd’hui, c’est le succès touristique qui la menace. 321 000 visiteurs payants en 2003, soit 7 fois plus qu’en 1998, Angkor Vath souffre : trop d’hôtels, pas d’égouts, eaux polluées versées directement dans la rivière, nappes phréatiques asséchées par la consommation croissante des touristes qui, chacun, consomme 100 fois ( !) plus qu’un habitant, monuments construits sur un fondement sableux… bref, la cité est en danger.

  • L’Arctique
    Nos petits enfants ne verront peut-être plus la banquise que dans leur livre d’histoire. Non seulement, la banquise et les glaces arctiques fondent à grande vitesse mais ce vaste territoire de 21 millions de km2 souffre de pollution croissante. Injustice que de voir ces espaces quasi vierge d’activité économique souffrir des retombées polluantes du reste du monde : ours blancs contaminés aux PCB cancérigènes, contamination des végétaux et de la chaîne alimentaire jusqu’aux Inuits ou habitants du Nunavuk, …

  • La ceinture orbitale
    La périphérie de la terre, non seulement menace de devenir une poubelle, mais également une zone dangereuse 3000 tonnes de débris issus de l’activité spatiale depuis Spoutnik en 1957. Au-delà de 300 km d’altitude, les débris ne retombent plus mais restent parfois des milliers, voire millions d’année en orbite avant de se consumer dans l’atmosphère terrestre. Tournant de 10 000 à 28 000 km/h, les 9000 objets de plus de 10 cm et les 35 millions ( !) d’objets de 0,1 à 1 cm sont de véritables dangers pour les activités spatiales, habitées ou non.

  • Le corail de Nouvelle-Calédonie
    La barrière qui coure le long de 1600 km au large de la Nouvelle-Calédonie est la plus longue du monde. Elle offre une grande biodiversité au gré de ses multiples lagons et récifs sur 40 000 km2, qui sont menacés par une l’installation d’usine de production de nickel. Les rejets, riches en métaux, de l’industrie hydrométallurgique sont une menace mal évaluée et la barrière n’est pas classée du fait d’un bloquage des élus locaux des trois provinces. Le sort de la Grande barrière de corail australienne n’a visiblement pas fait réfléchir tout le monde…

  • Hengduan et ses pandas
    Cette chaîne montagneuse du sud-ouest de la Chine abrite un très grand nombre d’éco-systèmes où survivent les pandas géants qui sont l’emblème du pays.Cet espace est lui aussi menacé par la pression démographique, l’érosion des sols, les inondations, la construction de barrages qui mettent la biodiversité sur la sellette.

  • La Grande Barrière de corail en sursis
    En Australie, la Grande Barrière de corail est un pôle d’attraction touristique majeur. Cette merveille qui rapporte chaque année environ 3,5 milliards d’euros contribue à générer quelque 63 000 emplois. La grande barrière de corail est en voie de disparition et menace d’avoir disparue d’ici 20 ans.

  • La presqu’île de Kola et sa poubelle nucléaire
    Au nord-ouest de la Russie, elle est connue pour être une poubelle nucléaire en servant de cimetière à une dizaine de sous-marins nucléaires mis à la casse et d’une quarantaine encore en service. Le tout dans des conditions effrayantes.

  • Le fleuve Niger
    Long de 4200 km, le « fils préféré de Dieu » est en train de s’assécher et de s’ensabler du fait de la pression démographique, de la pollution et de la surexploitation.

  • Le lace Edouard au Congo
    Le lac Edouard, 2350 km2 à cheval sur l’Ouganda et le Congo connu pour ses chimpanzés, ses lions, ses gorilles et éléphants, se meurt lentement mais sûrement. La guerre civile qui déchire la République démocratique du Congo et du braconnage cause la mort et la fuite des hippopotames. Or le crottin d’hippopotame est indispensable au délicat écosystème du lac Edouard qui est à son tour menacé. Quelque 9600 hippos avaient été comptés en 1974. En 2005, un comptage n’en a recensé que 683 : en 30 ans, la population d’hippos a baissé de 93 %.
    Aujourd’hui, les hippos, qui amenaient les nutriments de la terre à l’eau du lac, sont chassés pour leur viande et leur ivoire qui valent chers sur les marchés de contrebande.

  • Ouessant
    Au large des côtes de la pointe bretonne, pic fascinant battu par les vents où celui « qui voit Ouessant, voit son sang », un incroyable défilé menace. Celui des quelque 150 navires qui croisent chaque jour : chimiquiers, pétroliers, gaziers, cargos en tous genres. Depuis l’Amoco Cadiz en 78 et l’Erika en 99, les plus vastes champs d’algues laminaires d’Europe, les phoques gris, les dauphins et les nombreuses espèces d’oiseaux se savent menacés par la marée noire, le dégazage ou les naufrages. Les fonds d’Ouessant et de l’archipel de Molène sont classés Réserves de la biosphère par l’UNESCO mais cela ne protège guère…

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    4 commentaires Donnez votre avis
    1. Je suis mamy de trois petits enfants, que je nourris “le plus sainnement possible”, cuisine de produits frais (achetés bien sûr), j’essaie d’acheter le plus possible aux producteurs locaux qui existenet dans la merne, mais, oui il y a un mais, nous avons toujours la nécéssité d’achter en superette (les grands surfaces me “fatigue” par leur abondance et le monde qui y circule!)Je veux juste dire que j’en ai “marre”, d’avoir un tad e produits emballés, (dont nous faisons le tri bien sûr), emballage de yaourt, pot en plastique pour la crème fraiuche, les bouteilles de lait en plastique, toutes les boissons pour enfants coca, thé jus de fruit!) même certazins légumes sont en barquette plastique! nous avons des montagnes de ce type d’emballage toutes les semaines, mon mari rouspète, mais n’est ce pas les industriels qui ous imposent, tous es emballages, j’ai 63 ans, plus jeune j’ai connu les bouteilles en verre, les pots à yaouts, que je lavais, qui étainet consignés, les bouteilles de boisson (bierre vin), nous à la retraite nou avons le temps de lavés tout ça, il y a un tiers de la population française à la retraite, au lieu de penser qu’à se “distraire”, ou s’ennuyer comme certain, pourquoi pas revenir à ce mode de consomation, tout à fait, “citoyen”, cela résuirait, d’un tiers les recyclage,. On pait l’emballage à l’chat, et on paie pour les détruire, donc on ‘pollue”, tout ça pour le plaisir de n’avoir plus rien à “faire” de ses dix doitgs! C’est une honte! On nous impose tout! nous sommes tous devenus des fainéants! on se baisse même plus pour ramasser un papier , ou un sac plastique, qui vole au vent sur les parkings des grandes surface. Le respect commence par là, et les industriels devraient y penser, nous avons de plus en plus de for^ts, revenons donc aux sacs en papiers, que, maintenant je conserve précieusement, à d’auteres utilisation ménagères, j’y met mes epluchures de légumes, j’évite de salir indûment mon évier, donc moins de consommation d’eau, et j’en aurais beaucoup à dire encore, vous savez j’ai vécu jusqu’à l’âge de 20 ans à la compagne, sans l’eau sur l’évier, et nous étions propres, nous nous lavions par petit morceau, la tête, sous les bras, la petite, toilette, et les pieds dans la cuvette, seulement on se levait plus tôt le matin! et nous n’étions pas fatigués pour autant! enfin voilà, mon coup de gueule, JE NE COMPRENDS PAS? ON NOUS “IMPOSE”, TOUT, MMe Chaise Laurette (ah! oui hj’oubliais, je commence ma cuisine tous les jours à 10- 10 h 30) et, je n’ai pas tous les jours envie, mais quel bonheur, de vois mes petits enfants mangés! ils sont beaux, en pleine sante, pas le moindre souspçon d’obésité, ) tout çà c’est de la discipline et du “courage” au quotidien

    2. Anne => MNT

      PROPOSITION DE REPONSE à l’article de CONSO GLOBE du 09/02/07

      A la suite de l’article sur le corail de Nouvelle-Calédonie, visible sur votre site le 09 février dernier, je me permets de vous signaler que les informations concernant le classement du récif sont totalement erronées. En effet, vous écrivez que « la barrière n’est pas classée du fait d’un blocage des élus locaux des trois provinces ».
      Or, vous devriez savoir puisque cela a été très médiatisé que, le 31 janvier 2007, la France a officiellement déposé le dossier de demande d’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco de plus de 60 % du lagon calédonien. Le 22 novembre 2006, le dossier calédonien avait reçu un avis « très favorable » du Comité national des biens français du patrimoine mondial. Si le consensus a mis quelques temps à émerger, il est maintenant atteint et solide. Des représentants de toutes les institutions calédoniennes étaient d’ailleurs présents lors du dépôt officiel du dossier à Paris pour montrer l’intérêt que porte l’ensemble des Calédoniens à cette initiative.

    3. C’est bien beau d’affirmer mais il faut arrêter d’affirmer des âneries. On n’utilise pas (encore) de cyanure sur les sites aurifères de Guyane …. mais bon tout le monde peut se tromper

    4. ça donne envie de voyager … ! merci de vos super articles mais à quand le panorama photos ?
      steve

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