On a trouvé des microplastiques jusque dans le corps des moustiques !

On connaissait le fléau du plastique dans l’environnement. Son impact sur la faune et la flore est considérable. La nouveauté, une étude vient de la dévoiler : les moustiques introduiraient le plastique dans la chaîne alimentaire dès leur stade de larve.

Rédigé par Maylis Choné, le 20 Sep 2018, à 10 h 00 min

Ils sont minuscules et pourtant eux aussi contiennent ces fameuses microparticules de plastiques qui envahissent la faune et la flore. Problème : les moustiques transmettent ces résidus de plastiques à leurs prédateurs, insectes plus gros et oiseaux.

Les moustiques contaminés par le plastique

Une étude britannique, publiée dans la revue Royal Society Publishing et décryptée dans The Guardian, vient de révéler des résultats inquiétants pour la santé et la survie du monde animal(1). Les moustiques seraient en effet des facteurs de transmission de microparticules de plastiques. Problème, ils constituent l’un des premiers maillons de la chaîne alimentaire.

Les plastiques présents dans l’eau se retrouvent dans le corps des moustiques © 7th Son Studio

Comment est-ce possible concrètement ? Grâce à leurs travaux, les scientifiques ont découvert que ces petits incestes ingèrent, dès le stade de larve, des microparticules de plastiques présentes dans l’eau des rivières où ils se développent. Ils grandissent, deviennent des insectes volants, tout en gardant le plastique présent dans leur organisme.

Toute la chaîne alimentaire contaminée

En laboratoire, les résultats sont sans appel : les microparticules de plastiques données aux larves se retrouvent, en plus petites quantités, dans les intestins et les reins des moustiques adultes. Leurs prédateurs qui se nourrissent d’insectes volants – on pense ici aux libellules, aux oiseaux et aux chauves-souris – seront donc contaminés à leur tour.

Chauve-souris, araignées, libellules sont donc aussi menacées de contamination… © Thomas Greffeuille

Le plastique présent dans l’eau, répandu par les moustiques, contamine ensuite l’atmosphère. « C’est une réalité choquante, le plastique contamine presque tous les coins de l’environnement et ses écosystèmes », explique Amanda Callaghan, professeur ayant participé à l’étude.

Illustration bannière : La naissance d’un moustique – © Kidsada Manchinda
Références :
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. « Son impact sur la faune et la flore est considérable. » Ne peut-on pas employer « conséquences » plutôt que ce mot « impact » utilisé à tord et à travers ?

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