Les abysses marines, encore plus polluées que la surface de la terre ?

Une étude britannique s’est intéressée à la pollution des profondeurs abyssales de l’océan. Conclusion : de hauts niveaux de polluants organiques persistants ont été relevés.

Rédigé par Sybille de la Rocque, le 15 Feb 2017, à 10 h 30 min

Les fonds marins, même lorsqu’ils sont particulièrement éloignés de la surface de la terre, demeurent très connectés à l’activité humaine. Résultat : les niveaux de pollution explosent. Des chercheurs tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme.

De hauts niveaux de toxicité relevés sur des crustacés vivant dans les abysses

Les fonds marins ont beau être, à première vue, protégés de l’activité humaine, ils ne sont en fait pas épargnés par la pollution terrestre. Des chercheurs de l’université d’Aberdeen, au Royaume-Uni, se sont intéressés aux niveaux de toxicité des abysses, et particulièrement des zones sous-marines situées à plus de 6.000 m de profondeur, très peu explorées par l’homme, et ont fait le constat d’une pollution record dans ces endroits pourtant très éloignés.

Les conclusions de leur étude ont été publiées dans la revue Nature Ecology & Evolution et sont le résultat de l’analyse faite sur diverses espèces de crustacés, pêchés dans la fosse des Mariannes, dont le fond se trouve 11 km en dessous du niveau de la mer et dans celles des Kermadec, à 10 km de la surface terrestre.

Les polluants des fonds abyssaux peuvent se retrouver dans nos assiettes

Ces tests scientifiques ont montré des taux particulièrement élevés de polluants organiques persistants (POPs), et notamment de PCB (polychlorobiphényle). « Le haut niveau de contamination observé dans la fosse des Mariannes est 50 fois plus élevé que celui des crabes vivant dans les rizières de la rivière Liaohe, l’une des plus polluées de Chine. Dans le Pacifique nord-ouest, le seul endroit ayant des valeurs comparables est la baie de Suruga, au Japon, un site très industrialisé qui a fait un usage massif de produits chimiques organochlorés », notent les chercheurs dans leur étude.

Les polluants organiques persistants se définissent par leur toxicité, tant sur la santé que sur l’environnement. Ils sont particulièrement dangereux, notamment parce qu’ils se détériorent très difficilement. Cette résistance les conduit à être transmis tout au long de la chaîne alimentaire pour, finalement, finir dans nos assiettes.

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1 commentaire Donnez votre avis
  1. Voila ou nous en sommes! ce n’est pas dans 10 ans, ni 5 ans qu’il faut arreter de deverser des produits chimiques sur la terre, les plantes, dans les revieres, mers et oceans. C’est des aujourd’hui!Ils sont deja presque morts, mais avant ils vont nous tuer a petit feu car nous consommons beaucoup de produits de la mer en croyant qu’ils sont bons pour la santé! La planete est un etre vivant qui sait se debarrasser des dangers qui la guette, le principal : les humains trop nombreux.

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