Le mobilier urbain : nouvelle arme anti-pollution

Et si le banc public sur lequel vous êtes assis absorbait en même temps la pollution qui vous entoure ? Ou si l’éclairage public ne consommait pas d’électricité et ne nuisait pas aux insectes ?

Rédigé par Elodie, le 1 Jul 2015, à 19 h 30 min

Voilà certaines des questions auxquelles des cabinets d’architecture et des inventeurs aux quatre coins du monde essayent de répondre en proposant des innovations permettant d’allier confort et écologie urbaine.

Transformer la pollution en énergie propre

Le cabinet d’architectes The Cloud Collective a récemment exposé sa dernière création permettant d’absorber la pollution de l’air. Pour cela, les architectes ont placé sur un pont des algues, transformant le CO2 émis par le trafic routier en combustible et matière première : après avoir été recueillie, la purée créée par les algues vertes peut servir de composant à des produits de beauté ou être transformée en biocombustible.

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© O. Arandel et The Cloud Collective

Essentiellement, ce système utilise deux ressources présentes dans les villes, pour certaines en abondance : le soleil et le CO2. Les algues pouvant servir de filtre à air, de producteur d’oxygène, de producteur de combustible ou encore de producteur de matière première utilisent un photobioréacteur, un système de tubes pour la culture d’algues en milieu clos, dans lequel circule le liquide verdâtre. Une tour de support contient les installations techniques comme un filtre et une pompe et stocke ensuite le compost qui pourra ensuite être réutilisé.

Il permet ainsi de repenser les infrastructures en ville et de faire des économies en réduisant la pollution et en fournissant une source alternative de carburant. De plus, chaque année, le coût de la pollution de l’air est estimé à 20 milliards d’euros(1) pour l’État français. Un projet, qui même s’il a été installé un temps, devrait séduire pett-à-petit les différentes municipalités du monde.

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© O. Arandel et The Cloud Collective

Éclairer les villes sans électricité

Glowee, une start-up française, propose un projet d’éclairage des villes sans électricité. Pour ce faire, l’entreprise a analysé les propriétés naturelles luminescentes de certains animaux comme les lucioles ou bien les méduses afin d’éclairer les rues.

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© Glowee

Des coques biodégradables ont ainsi été façonnées de façon à reproduire la lumière naturelle produite par les organismes vivants. La bioluminescence de ces coques est faite à partir de micro-organismes vivants à coller sur le mobilier urbain. Les supports adhésifs sont transparents le jour et luminescents la nuit.

Cette alternative à l’électricité est aussi une bonne solution afin de contrer la pollution lumineuse et ne pas nuire aux insectes comme le font aujourd’hui les réverbères trop agressifs pour eux.

Une bonne initiative qui permettrait aussi de faire des économies aux municipalités qui dépensent environ 9,3 euros par habitant pour une ville de plus de 500 habitants et aussi de faire baisser la consommation d’électricité surtout quand on sait que 12 % de la consommation électrique française provient de l’éclairage public(2).

A Pékin, payez votre ticket de métro en bouteilles en plastique

A Pékin, il est possible de payer son ticket de métro avec des bouteilles en plastique vides. La carte de crédit de transport est crédité de 10 centimes de Yen à chaque bouteille en plastique écrasée par le distributeur. En sachant qu’un ticket coûte 2 Yens, il faut 20 bouteilles en plastique pour payer un trajet.

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Cette initiative a le mérite d’inciter à prendre les transports en commun et d’encourager le recyclage des déchets.

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Optimiste (un peu trop parfois), je suis une éternelle rêveuse qui collectionne les Petit Prince dans toutes les langues étrangères. A part la lecture, je...

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