Le dalaï-lama en France : ‘Nous devons prendre soin de cette planète’

Le dalaï-lama a entamé une tournée de plusieurs jours à Paris où il s’est exprimé devant de nombreux auditoires.

Rédigé par Sybille de la Rocque, le 16 Sep 2016, à 14 h 00 min

C’est une première depuis cinq ans. Le dalaï-lama a entamé, lundi 12 septembre, une tournée de quelques jours en France. Dès le lendemain de son arrivée, le leader spirituel tibétain a enchaîné les visites et les conférences devant de nombreuses personnes venues l’écouter parler des grands enjeux du XXIe siècle, et de notre responsabilité face aux grands problèmes d’aujourd’hui.

« Nous ne pouvons demander à Dieu de réparer nos erreurs »

Reçu par les avocats de Paris, le dalaï-lama a notamment parlé de la faim dans le monde. Un « problème » qui a, selon lui, été « créé par les hommes ». « Nous avons donc la responsabilité d’y remédier. Nous ne pouvons pas demander à Dieu de réparer nos erreurs. Il faut envisager la planète comme une seule et même entité et faire face à nos devoirs. La jeunesse n’a d’autre choix que de faire évoluer la réalité, pour entraîner la révolution de la conscience vers une conscience de l’altruisme », a-t-il déclaré devant plusieurs dizaines de ténors du barreau.

Les politiques ont-ils reçu des pressions de la Chine ?

Devant des publics tous attentifs, le dalaï-lama a insisté sur la conscience collective qui doit animer les habitants de la Terre, pour qu’ils luttent, ensemble, contre le réchauffement climatique. « Nous devons maintenant prendre soin de cette planète, notre unique maison. Et c’est ensemble que les sept milliards d’êtres humains doivent agir comme une seule et même famille humaine. L’usage de la force appartient à un autre âge », a estimé Sa Sainteté.

Un discours qui n’a pas été entendu par les politiques français, qui n’ont pas souhaité recevoir le leader spirituel, sans doute pour ne pas froisser la Chine, ce grand investisseur qu’il faut ménager. Sciences Po a également renoncé à une grande conférence organisée depuis plusieurs mois. Accusé d’avoir reçu des pressions de la Chine, l’établissement a préféré parler de contraintes de programmes.

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