Manger local : le succès de la Ruche qui dit Oui !

Avec un réseau de plus de 700 Ruches, 4.000 producteurs et 130.000 inscrits, la Ruche qui dit Oui ! est l’exemple même de la réussite des circuits courts, de la consommation locale et durable. Immersion dans la distribution d’une Ruche à Toulouse.

Rédigé par Morgane Bouterre, le 26 Apr 2016, à 7 h 30 min

 

Odile Mailhé en est la gestionnaire. Locavore aguerrie, elle était inscrite pendant trois ans dans une AMAP et rêvait de trouver tous les produits au même endroit. En 2011, elle lance donc la première Ruche de France au Fauga, à quelques kilomètres de Toulouse. Puis en 2012 et 2013, grâce à des partenariats avec les restaurants toulousains, elle ouvre ses deux autres Ruches dans la ville rose.

Pour choisir les producteurs qui proposeront leurs produits aux membres, Odile est sensible à ceux qui ont des valeurs communes à la Ruche. La majorité d’entre eux se situent à moins de 30 kilomètres, l’avantage d’être dans une région agricole riche. Odile se déplace pour les rencontrer car il est important de savoir qu’ils ont des valeurs éthiques et qu’ils cultivent l’amour de leurs produits.

Odile se charge donc de la gestion et accueille les membres, puis les oriente vers leurs producteurs. En dehors des distributions, elle anime le réseau des Ruches en publiant régulièrement des infos, des reportages ou des recettes. Grâce à la présence des producteurs, les Ruches deviennent de vrais lieux de rencontre et permettent la création de lien social entre producteurs, membres de la Ruche et bénévoles.

Les producteurs, chevilles ouvrières de la Ruche

Aux allées Paul Feuga où la Ruche est accueillie par le Bistrot de Julie, Rémy, boulanger, nous avoue qu’il aime vraiment le principe de la Ruche. Odile est venue à sa rencontre : cela fait deux ans qu’il y distribue son pain. Pour lui, ce moyen de distribution alternatif permet de ne pas avoir de pertes sur ses produits et pas grand-chose à gérer.

Rémy, boulanger de la Ruche de Toulouse ©La Ruche qui dit Oui

Elisabeth, productrice de porc bio pour la ferme de Cadapeau, mutualise avec d’autres producteurs la distribution de viande et de poisson et apprécie réellement de discuter avec les membres. « C’est un moment où on a le temps de parler de la fabrication de notre produit, et c’est très appréciable aujourd’hui ! » nous confie-t-elle.

Mais la Ruche qui dit Oui ne fonctionnerait pas sans des bénévoles engagés et motivés. Luka, 24 ans, étudiant et « charmant bénévole », prête main forte à Odile depuis six mois. Il se sent concerné par ce mode d’alimentation et prend plaisir à rencontrer toutes ces personnes. Pour le remercier de son aide, les producteurs tiennent à lui offrir des produits. Pour Luka, « cest un moment convivial où on fait de belles rencontres ».

Evelyne, 60 ans « adorable abeille » depuis deux ans aux Ruches d’Odile, profite de son temps libre pour aider à l’organisation et l’accueil des membres. « Le concept me plaît, je continue à être membre de la Ruche. Il est important pour moi de soutenir les producteurs locaux ».

Lire la suite : Des consommateurs engagés

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Adepte de la communication Web et des réseaux sociaux, je suis en constante recherche d’alternatives responsables et durables à notre modèle de société...

1 commentaire Donnez votre avis
  1. Hélas, tout n’est pas aussi parfait dans les ruches… notamment en ce qui concerne l’apposition pourtant obligatoire des N°s d’abattoir ou d’atelier de découpe sur la viande…
    A l’heure où les scandales se multiplient, je suis surpris que cette disposition ne soit pas respectée!

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