L’impact du changement climatique en Europe

Rédigé par Jean-Marie, le 22 Nov 2012, à 11 h 48 min

Les conséquences concrètes du réchauffement

Si les précipitations diminuent dans les régions méridionales, il est établi dans le rapport qu’elles augmentent en Europe septentrionale. Ces tendances devraient se poursuivre. Le changement climatique devrait augmenter la fréquence des débordements des cours d’eau et rivières, surtout dans le nord de l’Europe, car l’augmentation des températures intensifie le cycle de l’eau. Il est cependant difficile de discerner l’influence du changement climatique dans les données historiques concernant les inondations dans le passé.

L’assèchement des cours d’eau et rivières semble être devenu plus sévère et fréquent en Europe méridionale. Le débit minimal devrait diminuer notablement en été en Europe du Sud, mais aussi dans d’autres régions de l’Europe, à divers degrés.

L’Arctique se réchauffe plus vite que les autres régions. En 2007, 2011 et 2012, on a enregistré une diminution très importante des glaces de l’Océan Arctique, environ la moitié de l’étendue minimale constatée dans les années 1980. La fonte de la calotte glaciaire du Groenland a doublé depuis les années 1990, avec une perte annuelle moyenne de 250 milliards de tonnes de 2005 à 2009. Les glaciers des Alpes ont perdu environ les deux tiers de leur volume depuis 1850 et cette tendance devrait se poursuivre.

Le niveau des mers s’élève, ce qui augmente le risque d’inondations côtières lors de tempêtes. Le niveau moyen des mers a augmenté de 1,7 mm par an au cours du XXe siècle, et de 3mm par an au cours des dernières décennies. Les projections varient énormément, mais il est probable que la montée du niveau des mers au cours du XXIe siècle dépassera celle du siècle précédent. Cependant, l’augmentation du niveau des mers sur les côtes européennes varie, par exemple selon le mouvement isostatique à l’échelle locale.

Il est souligné dans le rapport qu’outre les impacts résultant de la chaleur, d’autres effets sur la santé humaine sont également importants. Le changement climatique intervient dans la propagation de certaines maladies, il permet par exemple à la tique Ixodes ricinus de se développer plus au nord, et le réchauffement pourrait aider certains moustiques et phlébotomes vecteurs de maladies infectieuses à mieux s’adapter à certaines régions d’Europe. La saison des pollens est plus longue et commence 10 jours plus tôt qu’il y a 50 ans, ce qui affecte également la santé humaine.

De nombreuses études ont constaté d’importants changements dans les caractéristiques des végétaux et des animaux. Par exemple, la floraison des plantes survient plus tôt dans l’année, tout comme le développement du phytoplancton et du zooplancton dans les eaux douces. D’autres animaux et végétaux migrent vers le nord ou en altitude car leur habitat se réchauffe. Mais la vitesse de migration de bien des espèces est insuffisante par rapport à celle du changement climatique, ce qui pourrait conduire à leur disparition. (plus sur : Face au réchauffement, animaux et plantes déménagent, ou La taille de 600 espèces de poissons baisse à cause du réchauffement)

L’impact du réchauffement en Europe du Sud

Si l’Europe du Sud devrait disposer de moins d’eau pour l’agriculture, les conditions pourraient s’améliorer dans d’autres régions. Pour certaines cultures, la saison de croissance s’est allongée en Europe et cette évolution devrait se poursuivre, selon les projections, parallèlement à l’expansion de cultures de saison chaude sous les latitudes plus septentrionales. Cependant, les rendements devraient diminuer pour certaines cultures en raison des vagues de chaleur et des sécheresses en Europe centrale et du Sud.

Avec l’augmentation des températures, la demande de chauffage a également diminué, ce qui autorise des économies d’énergie. Mais celles-ci sont en partie effacées par l’augmentation de la demande d’énergie pour la climatisation durant les étés plus chauds.

Le rapport dont est tiré le résumé ci-dessus a pour but de montrer l’étendue des impacts du changement climatique en Europe, et de fournir également des informations pour la stratégie d’adaptation européenne de la Commission européenne qui sera publiée en mars 2013.

 

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(1) «Même en doublant notre taux de « décarbonisation » actuel, nous irions quand même vers un réchauffement de +6°C à la fin du siècle», estime Leo Johnson, associé en charge du développement durable et du changement climatique chez PwC. «Pour avoir 50 % de chances d’éviter de dépasser les +2°C, il faudrait multiplier par six notre taux de « décarbonisation »», estime-t-il.

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Jean-Marie Boucher est le fondateur de consoGlobe en 2005 avec le service de troc entre particuliers digitroc. Rapidement, il convertit ses proches et sa...

2 commentaires Donnez votre avis
  1. La courbe du taux de CO2 va jusqu’en 2013, celle des températures moyenne s’arrete en 2009. Veut-on nous cacher que le réchauffement climatique s’est inversé? Déjà que le taux de CO2 ne peut expliquer le refroidissement de 1945-1980, les voilà mal partis les « scientifiques » payés par les politiques qui vuelent nous faire croire à l’origine humaine des phases de réchauffement.

  2. Ah ces rapports sur le climat !!

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