Ils ont choisi de vivre sans argent

Rédigé par Annabelle, le 18 Feb 2013, à 16 h 37 min

Instrument d’aliénation pour les uns, clé du bonheur pour les autres, l’argent régit nos vies quelle que soit notre relation avec lui. C’est avec lui qu’on peut se loger, se nourrir, s’adonner à nos activités, élever nos enfants. C’est aussi lui qui nous permet de posséder des biens sans d’ailleurs parfois ou souvent en avoir réellement l’utilité.

Pour ne pas donner raison à notre société de consommation en masse, certains optent pour la sobriété volontaire. D’autres plus « politiques » prônent la décroissance. Enfin, une poignée d’individus franchit le pas en choisissant de vivre sans argent, du tout. Sans vivre en marge de la société, ils en modifient les règles et partent du principe que tout peut s’échanger.

Se débarrasser du superflus pour ne pas passer à côté de l’essentiel

Heidemarie Schwermer, une Allemande d’une soixantaine d’années a décidé il y a 15 ans de « tout plaquer ». Enseignante puis psychologue, cette mère de 2 grands enfants eux-mêmes parents aujourd’hui s’est défaite de toute possession presque du jour au lendemain. Comme elle le dit elle-même, sa vie tient désormais dans une valise.

Le déclic, Heidemarie l’a eut un peu plus de 20 ans en arrière lorsqu’elle a divorcé. Elle a déménagé avec ses deux enfants à Dortmund pour prendre un nouveau départ.

vivre-sans-argent-Heidemarie-Schwermer

© CC, Berliner Büchertisch

 

Mais dans cette ville importante de l’ouest de l’Allemagne, elle a été frappée par le nombre de sans-abri. C’est à ce moment qu’elle a voulu agir et aider son prochain en ouvrant une boutique de troc, « Gib und Nimm » (« Donner et prendre »). L’objectif était que chaque client de la petite boutique vienne échanger toute sorte de bien ou service contre quelque chose de nécessaire pour lui.

Heidemarie s’est aperçue que finalement, ce n’étaient pas les déshérités, ceux qui vivaient dans la rue, qui franchissaient la porte de sa boutique. Il s’agissait plutôt d’individus dans une mauvaise passe à cause « d’accidents de la vie » comme on les appelle, ou des retraités avec de maigres revenus. La petite boutique est devenue un véritable phénomène ; c’est ce système de troc qui avait l’air de fonctionner à merveille qui a poussé la propriétaire à se poser des questions sur sa propre existence.

Ai-je vraiment besoin de toutes mes possessions ?

Et c’est donc ainsi que Heidemarie a quitté son métier dans lequel elle ne se sentait pas épanouie pour vivre d’un petit boulot, lui permettant de gagner le strict minimum. Après quelques mois de cette vie quasi monacale, elle décide en 1996 de se passer complètement d’argent. Dès lors, elle échangerait des biens et services selon ses besoins, et vivrait comme une nomade pendant 1 an. Mais cette expérience d’une année est finalement devenu son mode de vie depuis plus de 15 ans.

L’histoire d’Heidemarie à voir et à lire

Son histoire incroyable, Heidemarie Schwermer l’a racontée dans 2 livres dont les recettes ont été reversées à des oeuvres de charité. Sa vie est retracée dans un documentaire de 52 minutes, « Living without money », dont voici la bande annonce :

Heidemarie n’est pas un cas isolé : d’autres comme elle fait le choix de se débarrasser du superflu et de vivre sans argent.

*

> suite  : parcourir la France et le monde sans argent

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Passionnée de voyages et de rencontres en tout genre, j'adore prendre mon sac-à-dos et voir ce qui se passe ailleurs ! Consommer responsable est devenu une...

49 commentaires Donnez votre avis
  1. le troc a toujours existé,et fait des malheureux,pendant la guerre de 1939 les gens n,avait plus rien à manger,alors ils échangeaient leur maisons leur terres,contre un peu de nourriture,ils n,avaient pas le choix,de cette façon,pleins de salopards,se sont enrichie sur le malheur des autres,moi je ne suis pas du tout d,accord avec le principe,ok tu as faim tu vas travailler deux jours chez le paysan,et il te donne trois saucisses,et des légumes,la ça peux aller.

  2. Le Dentiste ou le Policier, ou les autres dans les métiers énumérés ci-dessus, n’auront pas à quitter leur travail, mais les exercer aussi sur les critères du TROC.

    Ce système ne peut pas s’arrêter aux cas citer, mais s’élargir dans tout domaine et bien organiser certain “gratuités universelles (ex.: EDF)”…

    Qu’en pensez vous?!

  3. La bourse ou la vie! Je choisi la vie, même si il faut en chier en fin de mois on assume. 😉

  4. bonjour a tous
    Moi j ai 43 trois ans et j ai foutu ma vie en l air, je me suis endette et avec quelques ennuis avec l’administration et justice au chômage et hébergé je ne trouve plus de travail ça fait 9 mois, je vois très mal de m’ensortir,je me demande si je ne suis pas devenu fou…des dettes de partout et sans travail,sans referances a cause de l’acool,j ai bien peur de finir sdf…Si quelqu un as passer par cette situation et s il c est sortie,j aimerias qu on m aide …merçi a tous

    • Tu devrais établir la liste de tes priorités avant tout.

      Je les voient comme suit :

      1 – Alcool : En urgence, tu devrais contacter un organisme (alcoolique anonyme ou autre). Comment veux-tu t’en sortir sans avoir la tête claire ???
      2 – Faire face à la justice.
      3 – Résoudre tes problèmes administratifs (si ça peut se faire sans argent sinon à régler lorsque tu trouves du travail)
      4 – Te trouver un petit boulot pour régler le point #3 ensuite, pour avoir un petit chez toi. Peu importe le boulot, du moment que tu puisses le faire.

      Bon courage et bonne chance !

    • Tu ne doit pas penser que tout est fini sinon ça le sera ,il faut que tu te pose une seule question fait tu vraiment ce qu il faut?tu peux changer toute ta vie si tu change ta façon de penser pense que tu est riche et que tu as pas de problèmes et tu verras que ça t arriveras ,un homme presse est un homme mort

    • Sousa, si tu as ce msg, reviens sur le site nous dire ou tu en es. Le système rend malade et écrase ceux qui n’y sont pas bien “désintégrés” ou qui ne rentrent pas dans les cases.
      L’essentiel pour un humain vivant est : boire (eau), manger, dormir, vetements et au chaud.
      Le malheur des marginaux est dans la ville, pourquoi ne pas en sortir ? il y a de nombreux agriculteurs, éleveurs etc.. qui ne trouvent personne pour les aider et qui t’offriraient gite et couvert contre un coup de main.
      On a donné un nom à ça à l’étranger : Woofing.
      Dans la nature, on reprend gout à la vie, à l’essentiel, on arrive à se sentir à nouveau heureux, on ne peut être dépressif, on revit et on redécouvre que le bonheur n’est pas lié à l’argent, et qu’il est possible de manger, avoir des amis, être utile, en bonne santé sans argent (ou avec peu) et hors de la ville.
      Ne pas s’accrocher à tout prix, et désespérément à une situation non épanouissante (voire avilissante). Quitte la ville.
      sois heureux

  5. “Ce n’est pas l’argent qui est mauvais c’est l’amour de l’argent”
    On peut très bien être richissime et frugal (sans être radin).
    L’argent bien utilisé peut faire des merveilles, comme aider plus pauvre que soi par exemple.
    En lisant certains commentaires j’ai parfois l’impression d’une certaine jalousie ou aigreur…

    • J ais oublier de te presiser j ais été menace de mort jais un père à qui je parle plus depuis longtemps et qui ma ttjrs trahis et menti mon ex ma trompe 7àn ma fille vit à l autre bout du monde mais je suis malgres tout en forme et je vais gagner sur tout le monde car ma force dépend de cette pensée et est inebranlable c est difficile comme tout le temps de s y. Habituer après c est dur pour les autres car la force mentale est un pouvoir magique que peut de gens savent gérer ,bonne chance a toi

    • dit moi c est linda dit on peut ce connaitre je suis trés content de ton message moi je suis la pour me trouve une personne comme toi

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