Frelon asiatique : un plan de lutte national adopté

Un arrêté interministériel publié le 16 septembre vient d’officialiser l’adoption du plan national de lutte contre le frelon asiatique.

Rédigé par , le 17 Sep 2026, à 9 h 19 min
Frelon asiatique : un plan de lutte national adopté
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Introduite accidentellement en 2004, cette espèce exotique envahissante s’est désormais implantée dans l’ensemble des départements de la France métropolitaine.

Frelon asiatique, une menace documentée pour les écosystèmes

Considéré comme un prédateur opportuniste, le frelon asiatique s’attaque aux espèces localement abondantes. Selon les données du Muséum national d’histoire naturelle, une seule colonie consomme en moyenne plus de 11 kilogrammes d’insectes entre mars et octobre. Le régime alimentaire de ce véritable ravageur se compose principalement de mouches, de guêpes et surtout d’abeilles domestiques. Ces dernières représentent jusqu’à près de 40 % de ses proies. Si ses conséquences écologiques globales sur les pollinisateurs sauvages restent à approfondir, l’impact économique sur l’apiculture est clairement établi.

Pour contrer cette progression, la réponse publique s’articule autour de trois axes majeurs. Il s’agit en premier lieu de développer des méthodes de régulation innovantes et respectueuses de l’environnement, combinant la destruction des nids et des sessions de piégeage ciblées. Ce dispositif s’appuie également sur un suivi rigoureux des populations et sur la mise en place d’une gouvernance coordonnée. L’objectif vise à établir une action homogène et proportionnée face à la pression observée sur le terrain.

Une déclinaison territoriale

La stratégie nationale doit désormais se traduire par la rédaction de plans départementaux élaborés dans un délai de six mois. De plus, la classification des territoires selon la présence du ravageur permettra d’adapter les mesures locales. Pour garantir son efficacité, ce plan fera l’objet d’une révision intégrale tous les six ans. L’indemnisation des apiculteurs restera quant à elle gérée par un mécanisme distinct.

Bien que validé par le Conseil national de la protection de la nature, le dispositif suscite des réserves. Lors de la consultation publique organisée au printemps, près de 90 % des contributions ont exprimé un avis mitigé ou critique. Les experts et les usagers pointent notamment du doigt le piégeage de printemps, jugé nocif pour la biodiversité environnante, et réclament des ressources budgétaires plus ambitieuses.

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