Ces substances que nous cachent… les fournitures scolaires

À quelques jours de la rentrée scolaire, l’étape de l’achat de fournitures scolaires est indispensable. Malheureusement, les fabricants n’ont à ce jour aucune obligation d’informer les consommateurs sur les substances que contiennent ses produits, et certains sont à proscrire. Décryptage.

Rédigé par Alan Van Brackel, le 20 Aug 2019, à 16 h 30 min

On a beaucoup parlé des substances cachées dans l’alimentation, y compris celle des tous petits. Les enfants touchent également toutes sortes d’objets, à commencer par les jouets qui ont beaucoup fait parler d’eux. Alors que s’approche la rentrée scolaire à grands pas, revenons sur les fournitures scolaires. Celles-ci ne sont pas sans danger, même si les effets sont à plus long terme. Ayons donc un oeil critique sur la liste de fournitures scolaires. À quoi bon acheter des fournitures scolaires pas cher, si c’est pour s’empoisonner ?

Fournitures scolaires : le marketing avant la qualité

Ca y est : vous avez la liste fourniture scolaire en main ! Il ne vous reste qu’à partir en quête de papeterie écologique et autres classeurs éco-responsables. Comme souvent, l’ennemi sera la publicité et l’achat facile. Tout est question de marketing : les enfants auront tendance à plébisciter les objets présentant leurs héros favoris, portés par des amis ou vus à la télévision. Et cela ne concerne pas que les fournitures de marques.

Quels que soit leurs marques et leurs visuels, les fournitures scolaires sont susceptibles de contenir des substances néfastes : attention donc à la composition du produit. L’avantage de chercher ses fournitures scolaires en ligne est qu’il sera au moins possible de comparer les produits et vérifier leur composition.

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Bonne résolution rentrée : une liste de fournitures scolaires revue et corrigée ! © Maria Sbytova

L’année dernière, 60 millions de consommateurs a évalué les substances toxiques, cancérogènes ou allergènes contenues dans différentes fournitures scolaires, susceptibles d’être ingérées par l’enfant au quotidien ou d’être en contact avec sa peau(1).

Un tiers des fournitures scolaires a une composition produit toxique

Elle a alors découvert que certaines fournitures nécessaires à l’école dégagent des substances nocives  : feutres parfumés, stylos billes, crayons de papier et de couleurs, cartouches d’encre, effaceurs, colles… sur 52 produits testés, 19 d’entre eux présentaient un triste florilège de substances indésirables, composés cancérogènes, toxiques ou allergisants.

Achat de fournitures scolaires : objectif zéro plastique toxique

Sans grosse surprise, ce qui pose problème est souvent le plastique, ou plutôt les plastiques. Des plastiques, les phtalates peuvent migrer ou s’évaporer dans l’air, dans un laps de temps plus ou moins long.

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Mieux vaut prévoir des fournitures en bois ou en métal ! © ConstantinosZ

Cela entraîne des risques pour les enfants, plus sensibles à l’exposition du fait de leur masse plus légère. Ils ont également tendance à porter plus facilement les objets à la bouche, et ainsi à ingérer des choses non comestibles, rendant plus forte encore l’exposition. Le temps d’exposition, lui, reste assez fort puisque ces objets sont utilisés de manière régulière à l’école.

Et les substances sont nombreuses pour rendre l’objet souple, incassable, esthétique et tout ce qu’on peut demander à du matériel qui va suivre l’enfant à l’école. Les parents se doivent donc d’être particulièrement attentifs aux substances suivantes…

Lire page suivante : plastiques à éviter dans l’achat de fournitures scolaires

illustration : Prêts pour la rentrée scolaire ? © Shutterstock

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Chercheur dans l'âme, partagé entre l'Europe et les Etats-Unis. Parmi ses passions la musique, la photographie, et les différentes cultures du monde, Alan...

8 commentaires Donnez votre avis
  1. Merci car il avait des chose que je savait pas

  2. Le problème est que la majorité des produits sont fait en Chine ou dans nombreux pays qui n’ont aucun respect des normes et de l’environnement alors quand on aura de produits fabriqués respectueux des normes et de l’environnement on aura réglé une grande partie du problème.

  3. tres bien ,mais pour les éviter s’orienter vers quels fabricants,souvent il n’ y a pas d’alternative…..

  4. Finalement pour envoyer vos enfants à l’école, mieux vaut ne rien leur acheter. Après il faudra expliquer à la maîtresse ou au maître que toutes les fournitures étant plus ou moins toxiques, vous ne voulez pas que votre enfant s’empoisonne…

  5. mon probleme dans cet article(fort interressent) c’est qu il n’offre aucune alternative dans le cas des crayon de couleur par exemple ( je pensait que c’etait un produit sans danger par rapport aux feutres) mais comment les remplacer pour ne pas mettre la sante de mon bebe en danger. de plus je ne peux pas envoyer mon fils a l’ecole sans cahier ni cartable sous pretexte qu’ils sont toxiques. je privilegie le materiel de geometrie en metal plutot q’en plastique car d’une part ca ne se casse pas et d’autre part c’est plus sain mais pour le reste….

  6. C’est bien joli tout ça mais alors si c’est si dangereux pour la santé pourquoi les mettre en vente. Existe-t- il une loi qui les interdise ? Que fait la Direction des Affaires Sanitaire et Sociale face à cela ? Et pourquoi les associations de consommateurs ne font-ils rien ?
    Ce ne sont pas les gens qui consomment qui peuvent faire grand chose ? J’ai du mal à trouver l’objectivité de cet article à part de conforter les constructeurs afin qu’ils puissent dire « On vous avez prévenu ! »

    • Alan Van Brackel

      Le problème est que c’est dangereux surtout sur le long terme et en cas d’exposition importante. A titre d’exemple, l’enfant n’est pas censé mettre ses feutres à la bouche, ni mâchonner son double décimètre, mais il y a fort à parier qu’il le fasse quand même de temps en temps, ne serait-ce que par inattention. Difficile donc de légiférer, j’imagine.
      L’intérêt de l’article ? Eh bien, de prévenir les consommateurs afin que ceux-ci achètent ensuite en toute connaissance de cause (après, celui qui veut manger du PVC…). Il y a des alternatives bien entendu – je prépare d’ailleurs un article sur les fournitures écologiques, et le comparatif des prix.
      Je ne suis pas vraiment d’accord avec votre phrase : « Ce ne sont pas les gens qui consomment qui peuvent faire grand chose ? » si le consommateur ne fait rien par ses choix, qui le fera ?

  7. Merci pour cet article qui tombe à propos !

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