Étiquetage alimentaire : le poisson à nouveau épinglé

L’étiquetage alimentaire peut être un véritable casse-tête pour le consommateur mais également pour le producteur. Il sert néanmoins à garantir le produit acheté, sa provenance, sa qualité, sa fraîcheur, permettant ainsi de rassurer le consommateur et de l’informer. Les producteurs doivent donc s’en tenir à un cahier des charges précis mais dans le cas du poisson ce n’est pas gagné…

Rédigé par Paolo Garoscio, le 26 Oct 2016, à 10 h 00 min

Les premiers à tirer la sonnette d’alarme ont été les membres de l’association de consommateurs CLCV qui avaient publié une enquête en 2014. Cette année-là, la réglementation européenne sur l’étiquetage alimentaire du poisson a changé et les producteurs et distributeurs devaient, logiquement, s’adapter.

Une nouvelle réglementation concernant l’étiquetage alimentaire du poisson

L’enquête de la CLCV, comme elle le rappelle dans un communiqué publié lundi 24 octobre 2016, montrait que c’était loin d’être le cas(1).

Si la CLCV repart à la charge c’est que la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) a publié son enquête menée en 2015 exactement sur le même sujet : l’étiquetage alimentaire du poisson. L’organe de contrôle de Bercy a identifié des manquements et même des tromperies à ce niveau.

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L’étiquetage alimentaire du poisson est loin d’être conforme à la loi

La CLCV rappelle que son enquête avait identifié des manquements dans plus de 90 % des cas analysés. La DGCCRF dresse un tableau moins grave de la situation mais tout aussi inquiétant : 43 % des établissements visités par les équipes de la DGCCRF utilisent un étiquetage alimentaire inadéquat pour informer des zones de pêche, et 36 % ne respectent pas la réglementation concernant l‘identification de la catégorie de l’engin de pêche.

De plus, la DGCCRF a identifié de véritables tromperies comme des poissons labellisés de façon erronée, pour les faire paraître plus précieux, ou encore des erreurs sur les mentions et labels valorisants comme le célèbre Label Rouge ou l’Indication Géographique Protégée (IGP).

De même, la composition des produits et les additifs ajoutés dans les aliments conditionnés sont également, toujours selon la DGCCRF, mal étiquetés.

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Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

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